06/04/2006

Gae Aulenti.

« Les femmes architectes apparaissent dans la seconde moitié du 20ème siècle. Les écoles leur sont désormais largement ouvertes et les générations actuelles disposent de quelques modèles de pionnières. Par exemple, celui de l’Italienne Gae Aulenti. » (Dictionnaire des architectes, Albin Michel).

Sans être aucunement féministe, je continue donc mes petites recherches sur ces femmes architectes et/ou designers, qui ont marqué le paysage créatif.

Voici donc  Gae Aulenti, née en 1927.

Diplômée en 1954, elle a accumulé rapidement les titres naguère réservés aux hommes. En 1964, la Triennale de Milan lui attribue un grand prix. Dès 1967, elle est membre de la Société des designers italiens, et sera membre de la Société des designers américains en 1977. Entre temps, ses réalisations remportent un franc succès aux Etats-Unis, en France et en Italie, aussi bien dans le domaine de l’architecture que celui du design.

Lors de sa formation, elle a eu pour « maître » Gio Ponti, lui-même disciple de Le Corbusier.

Elle a largement influencé tous les designers qui ont commencé à exercer dans les années 1960, et a bousculé le style Scandinave.

En 1970, elle travaille pour la chaîne de magasins Prisunic, tout comme D.Fayolle, A.Putman et M.Arnodin.

Elle travailla donc en tant que designer, en créant des lampes, du mobilier, et bien d’autres choses, et en tant qu’architecte, pour le magasin Olivetti (Paris), la maison Hermès, les espaces d’exposition de Knoll (New-York et Boston). En 1980, elle fut désignée par la direction du Musée d’Orsay pour assurer la responsabilité de l’aménagement intérieur et de la décoration du musée. C’est alors la consécration.

Elle est aussi intervenue au Musée d’Art Moderne  abrité au Centre George Pompidou. Sa vocation muséographique se retrouve aussi à Venise, au palazzo Grassi, pour Fiat.

Elle a aussi réalisé beaucoup de scénographie, notamment au musée du Louvre.

 

 

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Maïmé Arnodin

Maïmé Arnodin (1916)

 

Je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup de choses sur Maïmé Arnodin, encore moins que pour D.Fayolle (tout au moins sur le net !), juste quelques articles. En fait, elle est très souvent rattachée à D.Fayolle et A.Putman, avec qui elle travailla beaucoup en association. 

 

Elle représente, avec D.Fayolle et A.Putman, un trio incomparable et unique dans l’histoire du design mondial.

 

texte extrait du site studyrama

« Bureaux de style : un travail éclectique
Les bureaux de style ne travaillent pas simplement sur les tendances de la mode de demain. C’est en fait une agence spécialiste du textile alliant conseils de style et publicité. La plupart des bureaux de style travaillent actuellement pour de larges secteurs. Analyse des tendances, conseil en marketing, positionnement, les bureaux de style déploient des activités de services offrant aux entreprises une réelle analyse des marchés. C’est dans les années 60, que se sont développés les bureaux de style. Le premier fut créé par Maimé Arnodin. Un an plus tard, Primerose Bordier se spécialise dans le style du linge de maison. Sa signature liée à celle de Descamps, la rendra célèbre dans le monde entier. Elle sera d’ailleurs, la première styliste décorée de la légion d’honneur... En 1966, Promostyl voit le jour avec à sa tête, Françoise Vincent-Ricard. Puis en 1968, parallèlement à la création du premier groupement de conseillères de mode, le bureau de style Mafia naît. Il réunit Maimé Arnodin et Denise Fayolle, qui travaillait alors chez Prisunic. Enfin en 1970, c’est Dominique Peclers, directrice du bureau de style du Printemps qui fonde son propre bureau. »

20:07 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Denise Fayolle

Denise Fayolle (1923-1995)

 

Il est difficile de trouver assez rapidement des renseignements sur Denise Fayolle, sans aller en bibliothèque. Il se trouvent donc ici ce que j’ai pu dénicher, par ci par là, au travers de sites internet et pouvant être complété à tout moment.

 

Quelques dates :

 

1953

Denise Fayolle (1923-1995), ex-rédactrice du magazine Votre Beauté, est engagée par la centrale d'achat de la chaîne de magasins Prisunic pour donner à ses produits ce qui leur manque le plus : une esthétique séduisante. Directrice du département « Style, Relations Presse, Publicité et Conditionnement », elle sera à l'origine du « style Prisu » qui symbolise au début des années soixante les fiançailles des Français avec la société de consommation.

1968

Maïmé Arnodin et Denise Fayolle fondent l'agence de style et de publicité MAFIA (Maïmé Arnodin Fayolle International Associées).

 

 

texte extrait du site www.admirabledesign.com:

La rencontre de Denise Fayolle avec Andrée Putman permet d’imaginer ensemble une folle aventure : celle du mobilier contemporain prisunic, accessible à tous. Nombreux sont ceux qui se souviennent encore des petits catalogues carrés qui présentaient des meubles simples, évidents dans des matériaux modernes et à tout petit prix. Cela en plein triomphe des Galeries Barbès et Lévitan ! Pas sûr que les Français ont bien compris la chance qui s’offraient à eux.. Cela devait faire la fortune des Habitat et autres Ikéa plus tard. De la difficulté d’être précurseur ...

13:37 Écrit par dou dans design | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2006

Andrée Putman

 

C’est au travers de ce texte extrait d'un article, A.Putman, la justesse du style, que l’on comprend parfaitement la personnalité de cette dame :


"Dès 1968, jeune journaliste à Art et Décoration, à Elle ou L'Oeil et collaboratrice de Prisunic, Andrée Putman fonde MAFIA, le "premier bureau de Style français".

Pourtant, il lui faudra attendre de nombreuses années et un second bureau, ÉCART, pour enfin imposer son nom. Un nom qui, aujourd'hui, résonne comme une institution, une signature indissociable du bon goût minimaliste à visage humain. Recherché dans les meilleurs milieux de New York à Tokyo, le style Putman est devenu le "plus" du luxe, de la décoration, du design, de la mode ou de l'art.

Cachée dans une verdoyante arrière-cour parisienne et entourée d'une équipe de passionnés, cette grande dame, fille d'une famille bourgeoise érudite, a su apposer son style sur les objets, maisons, palaces modernes, boutiques d'avant-garde ou restaurants de luxe et galeries branchées.

Après avoir siglé tant de choses, la signature d'Andrée Putman s'appose même aujourd'hui sur un parfum. Cette magicienne qui a su régaler nos sens en créant des "espaces de paix" ne s'était jamais réellement attaquée à l'olfactif. C'est peut-être le signe que celle qui, depuis plus de cinquante ans, revendique de "s'amuser en travaillant", est à l'orée d'une harmonie totale. "


En 1968, ses amies fondent le groupe Mafia, agence de conseils en publicité et en produits, dans laquelle elle intervint. Puis en 1978, elle créa le bureau d’études Ecart, installé rue Pavée, dans le Marais, en plein cœur de Paris.

A travers ses réalisations à travers l’Europe et le monde, elle affirme sa présence en tant que designer et architecture d’intérieur. Elle intervint ainsi auprès de BHV, Monoprix, Prisunic (meubles en acier), les Trois Suisses (linge de maison), entre autres, en tant que designer. Elle réalisa aussi nombres de maisons privées, hotels particuliers, ou des hotels tel que le Morgans Hotel, le Sheraton de Paris Poissy, des restaurants, des boutiques, etc. en tant qu’architecte d’intérieur. Elle travailla aussi pour la scénographie de musées tels que le CAPC de Bordeaux ou le Guggenheim de New-York.

articles rédigés à son sujet:

de Gérard Caron,  L’art d’Andrée...

Allons-nous vers "un design sans designer" ? Andrée Putman face à la création contemporaine

  

22:44 Écrit par dou dans design | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/04/2006

"histoire" de ces femmes

Suite à une question pertinente qui m'a été posé par Pivoine (cf. commentaire sur C.Perriand), je me suis lancée à la recherche de ces femmes, architectes d’intérieurs et designers, qui ont modelé nos intérieurs. Pourtant importantes, pertinentes, intéressantes, elles ne sont pas tant reconnues que cela. Parmis ces femmes, se trouvent trois d'entre elles, dont je parlerais dans les posts suivants, qui n'ont reçu aucune formation dans une quelconque école d'art.

La première dont je parlerai est Andrée Putman (1925), a obtenu un premier prix d'Harmonie au Conservatoire de Paris. 

La seconde à laquelle je m'intéresserai, est Denise Fayolle (1923-1995), qui avait une licence de philosophie.

La troisième, sera Maïmé Arnodin (1916), ingénieur de l'Ecole centrale. 

Il en reste encore d'autres à découvrir, mais cela se fera en temps voulu... 

23:32 Écrit par dou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/04/2006

design, chaise B306

chaise B306, 1928, Le corbusier, C.Perriand et P.Jeanneret

voir aussi le Design Museum

 

J'ai parlé, lors de pécédents posts, de Le corbusier, qui reste un très grand architecte, et de Charlotte Perriand, exposée au centre G.Pompidou, et qui est une des très grandes dames du siècle dernier (selon moi).

Aujourd'hui je vous présente une des chaises les plus connues, dessinée par le Corbusier, C.Perriand et P.Jeanneret.

Il faut prendre en compte le fait que C.Perriand est intervenue dans de nombreuses réalisations de Le Corbusier. Elle fut associée à l'atelier Le Corbusier-P.Jeanneret, dés 1927, pour lequel elle est responsable des programmes d'équipement de la maison.

22:16 Écrit par dou dans design | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2006

Publicis drugstore, Paris

Publicis drugstore, Paris 8ème arrondissement, M.Saee architecte.

 

extrait du site internet:

Le projet archi
A l'origine, un architecte. C'est Michele Saee, « auteur » d'aménagements de restaurants et magasins ou de maisons individuelles. Son objectif pour publicisdrugstore ? Harmoniser la nouvelle structure avec l'ancienne. Passer d'une géométrie verticale à une orientation horizontale. Rendre tangible l'interaction entre les activités du Groupe Publicis et la vie de la cité par des effets de transparence. La lumière, les visiteurs, les idées : tout circule dans publicisdrugstore ! On le comprend dès l'entrée, dominée par une spirale de verre qui concentre et renvoie les énergies de l'intérieur et de l'extérieur. Michele Saee voulait une façade qui vole comme un ange, ses ailes de verre et d'acier signifiant une ouverture dynamique sur l'Arc de Triomphe, sur le monde : « The city within mirroring the city without ». Echanger des idées, partager un repas, se distraire, être à la page de l'actualité, de la littérature, du cinéma et du design... M. Saee a su valoriser le rôle social de publicisdrugstore.

Rendez-vous de l'esthétique et de la convivialité, publicisdrugstore unit des couleurs, des formes et des matériaux pensés pour le bien-être des visiteurs : le rouge, le marron, le bleu s'harmonisent avec le cuir ou le bois, les courbes ou les arabesques. Chaque espace est délimité par une ambiance visuelle et musicale spécifique

 

articles publiés (liste non exhaustive):

- architecture intérieure crée, numéro 313, p 72

17:19 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |