20/04/2006

Richard Serra

 

Richard Serra (San Francisco, 1939)

Sculpteur Américain.

 

Sur la photo,

A gauche, 5 :30 (5 heures 30), 1969, Assemblage de 4 plaques et un rouleau
Acier corten, 139 x 230 x 200 cm, chaque plaque : 124 x 124 x 5 cm, rouleau : L : 230 cm; diamètre : 15 cm, centre Pompidou.

A droite, Tearing Lead from 1:00 to 1:47 (Déchirer du plomb entre 1 heure et 1 h 47)
(1968), Installation, Feuille de plomb déchirée et posée au sol, Plomb, 300 x 270 cm
Les dimensions de l'installation au sol sont variables
Achat 1986 par le centre Pompidou, En dépôt depuis le 7 décembre 2005 : capcMusée d'art contemporain, Bordeaux

 

Voici un autre artiste qui travaille dans les espaces architecturaux et urbain, dont le travail est aussi particulièrement intéressant.

 

Il est un des rares artistes à être issu de la pure sculpture, et soumet des paysages ou des espaces urbains à l’influence de son travail. « Il transpose pour cela en qualités plastiques le poids, les masses, la pesanteur et leur développement vers l’orientation, le déroulement, l’horizon ».

En 1968 il projette du plomb liquide dans des angles de pièces et en étale les figements au sol dans l’ordre des jets. Ces jets avaient laissé des plaques dont Serra composera en 1969 son célèbre Château de cartes (4 plaques de 122x122cm, se tenant les unes les autres par un équilibre précaire).

Dès 1972, il intervient dans l’espace urbain. Shift, au nord de Toronto, en est un des premiers. Il investi un coteau avec six murs de même longueur. Ce travail est le principe vers lequel il va dorénavant se tourner : « l’expérience de la construction plastique par le spectateur est décisive » (R.Serra).

Il va ainsi élaborer tout un travail à partir de plaques en acier corten selon différents principes :

Selon différentes formes (courbes, droites, arquées, pliées,…), selon un principe relevant de la physique (avec des jeux d’équilibre, …) et reprenant les données liées à l’environnement (tracé des rues, diposition des immeubles, de l’horizon,…).

Tout ceci modifie la perception de l’espace, rendant plastique ce qui ne l’est pas.

 

« Ma décision, prise très tôt, de construire des œuvres en acier spécifiques au site m’a fait sortir de l’atelier traditionnel. L’atelier a été remplacé par l’urbanisme et l’industrie. Pour construire mon œuvre, je m’appuie sur le secteur industriel, les ingénieurs civils et de structure, les observateurs, les laborantins, les transporteurs, les grutiers, les ouvriers de la construction, etc… Les aciéries, les chantiers navals et les unités de fabrication sont devenus mes ateliers étendus à la route. » Richard Serra.

 

 

 

Shift, 1970-1972, béton six parties, hauteur épaisseur de chaque sections: 152x20cm, à King City (Ontario)

 

Château de Cartes (One Ton Prop), 1968- 1969, plomb, chaque plaque: 139.7cm²

 

 

quelques liens internet:

La scultura Mondiale, Serra Richard

21:29 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : richard serra |  Facebook |

18/04/2006

George Rousse

 

George Rousse (1947, Paris)

 

Cet artiste intervient dans des espaces délaissés, abandonnés, entre deux temps, prêts à être détruits, qu’il recherche, afin d’y créer des effets visuels particulièrement intéressants.

Il recherche, intervient, possède, s’approprie, photographie, ce lieu et le laisse à nouveau, mais différent. La seule trace est souvent celle de ses clichés, preuves de ce passage.

Il donne ainsi à voir autre chose, un autre monde, une autre réalité. Certains conservent, d’autres restaurent, ou encore reconvertissent, lui intervient dans une réalité, un état délaissé, abandonné, pour en donner à voir encore une autre vision.  

Son principe est de créer des formes auparavant figuratives, puis géométriques dans un lieu, que l’on ne perçoit que depuis un seul point de l’espace. En se déplaçant dans la pièce, on ne perçoit absolument pas la même chose, mais une forme totalement informe, se déployant et s’étirant dans la perspective. Et pourtant, lorsque l’on se place au bon endroit, on perçoit le message qu’il veut transmettre.

Il laisse ainsi une trace, une marque.

 

Extrait de l’entretien d’une classe de CM1 avec l’artiste où il explique la manière dont il travaille :

Manon : Comment faites-vous, quand vous peignez un carré, pour savoir que ce sera droit après ?

Georges Rousse : Alors, ici, j’ai un appareil photo sur un pied, un appareil grand format. C’est un objectif, une espèce de soufflet et un verre dépoli. Sur le verre dépoli je dessine un carré et dans l’espace je reporte le même carré que je vois dans mon appareil photo. Donc, moi je me mets derrière l’appareil photo et je guide quelqu’un qui trace des points dans l’espace et quand ces points sont alignés exactement avec mon carré dans l’appareil photo, on trace le trait, puis un autre et encore un autre. Après, à mesure qu’on met la peinture, le carré devient de plus en plus défini et on peut encore l’améliorer en grattant un peu ou en repeignant un morceau s’il manque un morceau.

 

Quelques références internet:

Rencontre de l’artiste avec des élèves de CM1

Fondation pour l’Art Contemporain Claudine et J.Marc Salomon

Artnet

Maison de la Culture d’Amiens

Peter Miller Gallery LTD.

George Rousse

 

 

 

23:09 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

17/04/2006

J.P.Raynaud

Jean-Pierre Raynaud,

Container Zéro,

art contemporain, scuplture (construction)

Dimensions : 3,30 m x 3,30 m x 3,30 m
Matériaux : Carrelage, Acier, Alarme, Eclairage

Date : 1988

Centre Pompidou

 

"A l'école d'horticulture, on m'avait appris à soigner les fleurs, mais pas à les empêcher de mourir. Je décidais d'éviter de nouvelles victimes en remplissant les pots avec du ciment".

Jean Pierre Raynaud est un artiste né en 1939.

Dés 1962, il développe un travail autour de l'objet avec une série de panneaux de sens interdits. Le pot de fleur et le carreau de céramique deviennent ensuite des motifs récurrents dans son travail.

Le carreau de céramique blanche sert d’unité de base à son travail, lors de la construction et la réalisation de certaines installations, de même que pour sa propre maison (bâtie en 1969, détruite en 1993). « Dans l'oeuvre de Raynaud, la destruction s'apparente à la vie, les symboles de mort, comme ce carreau de céramique, impersonnel, froid et cassant, accompagnent le processus de construction. Ainsi le code artistique des "Psycho-objets" relève d'un système, d'un mécanisme qui place les objets dans la rigueur et dans la répétition mais exprime ce qui, dans l'humain ne peut être réduit à une signalétique, les forces vitales de vie et de mort ».

Jean-Pierre Raynaud a construit sa propre maison en 1969, entièrement en carreaux blancs. Au cours des années, il l’a transformée en œuvre d’art. Elle devient même à partir des années 90 la pièce maîtresse de son œuvre. En Mars 1993, il prend la décision de la détruire. Un film réalisé au moment de la destruction, est l’unique témoin de cette métamorphose : l’œuvre d’art transmuée en une nouvelle œuvre d’art.

Jean-Pierre Raynaud a déplacé 1 000 containers de débris de sa maison qu’il a exposés au CAPC de Bordeaux. Ces containers exposés sont encore sa maison, la mémoire de sa maison. Son travail est aujourd’hui de renommé internationale.

                        

 La maison de Jean-Pierre Raynaud,                                                                          Jean-Pierre Raynaud,
                                                                                                                                  "La Maison" 1969-1993
                                                                                                                 (© Photo F. Delpech / capcMusée)


La photo ici à gauche représente effectivement la salle de bain qu'il a construite lui même.

La photo de droite représente les 1000 containers exposés au CAPC, à Bordeaux, qui contiennent les restes de sa maison une fois détruite en 1993.

J'ai mis ici cet artiste car ce travail est une véritable maison-oeuvre d'art, entre architecture et art ! Toute sa maison était faite ainsi, en carrelage blanc! Le mobilier, le sol, les murs, tout était couvert par ce matériau! Une maison manifeste, en quelque sorte! Je peux aussi ajouter qu'en une nuit, il a totalement repeint l'extérieur de cette maison, la transformant en maison blockhaus, peinte en vert kaki, avec des fils barbelés!!! Imaginons le choc pour le voisinage! Personnellement je la trouve particulièrement étrange mais aussi fascinante!

                           

quelques liens internet intéressants:

Les Raynaud de Raynaud, par Claire, blog "art et caetera".

21:09 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

16/04/2006

les Arches, Issy-les-Moulineaux

Les Arches, à Issy-les-Moulineaux, en banlieue Parisienne.

 

En 2002, les artistes de l’association Sonamou Artsenal, installés depuis 1991 dans une ancienne usine militaire (quai Stalingrad à Issy-les-Moulineaux) aujourd’hui disparue, ont investi ces arches, aqueduc supportant la voie du RER. Ces artistes professionnels sont des peintres, des photographes, des dessinateurs, des graphistes, des sculpteurs, des installateurs, parfois même tout cela à la fois. Leurs origines culturelles sont très variées et ils voyagent beaucoup, font participer tout un chacun à leurs découvertes, leurs visites, etc...

Ces arches ont été aménagées par les architectes M.Landowski et Dubosc, à la demande de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

Ces arches s’ouvrent donc beaucoup sur l’extérieur, sur la sphère publique, ce qui aide particulièrement ces artistes à faire partager leurs œuvres, leur travail. Leurs ateliers sont à ce propos régulièrement ouverts, visitables, organisant ainsi des rencontres, et une ouverture du monde de l’art vers les initiés et ceux qui le sont moins.       

15:31 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

14/04/2006

Constantin Brancusi, son atelier

Constantin Brancusi (1876 – 1957),

son atelier reconstitué, tel qu’il le fut, sur le parvis du Centre Pompidou.

 
Constantin Brancusi est né en Roumanie en 1876, où il reçoit une formation traditionnelle à l'Ecole des Beaux-Arts de Bucarest. Il arrive à Paris en 1904 et occupe à partir de 1916 des ateliers situés successivement au 8 puis, à partir de 1928, au 11 de l'impasse Ronsin, dans le XVe arrondissement. C'est dans ces ateliers qu'il crée jusqu'à sa mort en 1957 la majeure partie de son œuvre.
En 1956, il lègue à l'Etat français la totalité de son atelier avec tout son contenu (œuvres achevées, ébauches, meubles, outils, bibliothèque, discothèque...) sous réserve que le Musée national d'art moderne s'engage à le reconstituer tel qu'il se présentera le jour de son décès.
 
extrait du site internet du Centre Pompidou, l'atelier Brancusi.

 

 

 

 

 

quelques références internet:

Constantin Brancusi le site officiel

2001, l'année Brancusi

Brancusi la sculpture dans le siècle, article de Lise Guéhenneux

18:28 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2006

tuiles du bassin

Ceci n'est pas tout à fait de l'architecture mais pourtant nous n'en sommes pas bien loin!
 

 

Lors de nos promenades autour du bassin d’Arcachon, en Gironde, nous trouvons des tuiles blanches à profusion. Nous pouvons alors nous demander en quoi elles peuvent bien servir !

Tout commence par un homme, Mr Michelet (1835-1904), maçon de métier, et la présence d’une industrie, grâce à laquelle il inventa le mode de captage des naissains (larves d’huîtres). Le gisement d’une argile de grande qualité est à l’origine de la présence de plusieurs manufactures, où l’on fabriquait, au 20ème siècle, des pots de résiniers, des briques et des tuiles pour le bâtiment. Mais ces tuiles servaient aussi aux ostréiculteurs, qui continuent encore actuellement à les utiliser. Aujourd’hui, les gisements sont taris, et ces tuiles proviennent de fabricants extérieurs au Bassin.

Les tuiles que nous voyons sont d’un blanc immaculé, recouvertes d’une texture permettant de fixer les futures huîtres que nous avons plaisir à déguster (lorsque l’on aime).

La bonne formule fut donc découverte par Mr Michelet en novembre 1865. Celle-ci consistait en un mélange de chaux et de sable, avec de bonnes proportions, permettant un mélange à la fois ferme pour maintenir les naissains, et friables pour les détroquer sans casser les coquilles.

Aujourd’hui, les tuiles sont parfois remplacées par des tuiles en plastique ou par des matériaux composites, mais les anciennes, toujours présentes, laissent un paysage magnifique sur nos côtes !

 

Ce texte est largement inspiré du Dictionnaire du Bassin d'Arcachon, aux éditions Sud-Ouest, Luçon,France, 2002. 

 

 

11/04/2006

1000 visites!!!

1000...visites...!!!
la barre est franchie! il y a deux mois je me demandais si un jour j'allais y arriver!!
eh bien c'est fait!
Alors je voudrais remercier tous ceux qui passent me voir, par envie, par hasard, par habitude,...
tous ceux qui me laissent des messages particulièrement encourageants!
Merci beaucoup à tous.
Il est vrai que je cherche avant tout à me faire plaisir, mais aussi à partager mes passions, mes trouvailles, mes découvertes, mes quelques connaissances...
et à voir vos remarques, réactions, avis...
à très vite!

17:17 Écrit par dou | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |