10/05/2006

Mona Hatoum

Mona Hatoum, Light Sentence, 1992, exposition au Centre George Pompidou, Musée d'Art Moderne.

 

"L'œuvre n'est plus conçue comme une forme statique, mais comme un champ traversé par un flux d'énergie. À l'objet clairement délimité dans l'espace se substitue un continuum en développement qui envahit l'espace environnant et se déploie dans le temps. C'est à ce mode de représentation que Light Sentence, 1992, de Mona Hatoum en appelle : dans un espace vide, au milieu d'une construction de casiers métalliques ajourés, une ampoule nue, actionnée par un moteur, monte et descend, projetant l'ombre mouvante des casiers sur les murs. Toutes les composantes du cinéma sont réunies, mais agencées différemment ; et comme dans l'expérience du cinéma, le visiteur perçoit le mouvement comme un principe de séparation entre l'ombre et la clarté."

extrait du site du Centre Pompidou.

"D’origine palestinienne, Mona Hatoum est née au Liban puis s’est exilée à Londres au milieu des années 1970. Dans ses performances, vidéos, sculptures et installations, elle aborde des problématiques liées au corps, à la construction du langage et aux conditions de l’exil. Ses œuvres allient des états de fortes émotions à la simplicité de formes géométriques. Light Sentence est composée de cages standard qui forment un espace fermé sur trois côtés, dans lequel se déplace verticalement une lampe. Les grilles définissent un espace à la fois ouvert et fermé, alors que la lampe crée des ombres sur la totalité des murs de la salle, redoublant ainsi l’idée d’enfermement. La lumière vacillante définit un espace flottant qui semble se dérober sous nos pieds et s’oppose à la rigidité des formes géométriques de l’installation. Il est ici question d’enfermement, de structures concentrationnaires, mais aussi d’espoir, avec la présence de la lumière qui place le spectateur étrangement entre un sentiment de beauté et d’anxiété."

extrait du site de l'exposition au chateau de Cadillac, près de Bordeaux, Gironde.

 

quelques liens internet:

White Cube, artist: Mona Hatoum

Museum of Contemporary Art of Chicago,

22:10 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2006

2100 visites...!

R.Opalka, OPALKA 1965/1-infinity, acrylic on canvas, 1965-? 

 

Comme Opalka fait des suites de nombres son travail et note jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année les étapes de sa propre existence, moi, de manière bien plus humble bien évidemment, je vois jour après jour les visites sur ce blog!

Aujourd'hui je note 2100, 2100 visites, non pas 2100 personnes différentes, mais 2100 visites tout de même...1100 de plus par rapport à il y a un mois...merci à tous! 

16:45 Écrit par dou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Mario Merz

M.Merz, Che fare, 1969-1982, exposition au CAPC de Bordeaux.

 

Mario Merz (Milano, 1925- Torino, 2003)

 

Artiste italien. Il commença par être peintre et expose dès 1954. Progressivement, il combine des matériaux naturels (terre et branches) et artificiels (verre et néon). Ses premiers igloos apparaissent dès 1968.

M.Merz ne s’inscrit en rien dans un groupe et pourtant il a la même volonté que beaucoup d’autres artistes italiens, agir sur la vie par le biais de l’art.

On peut cependant le rattacher au mouvement de L’Arte Povera. Les artistes se refusent d’être enfermé dans une définition, dans une qualification mais préfèrent le terme « d’attitude ». Ils se veulent donc d’un art nomade, insaisissable, non appropriable et qui consiste à défier l’industrie culturelle et la société de consommation.

Ainsi M.Merz charge les matériaux de mythologie italienne et européenne, d’histoire culturelle. « Leur réflexion sur le présent à travers le passé est une critique poétique de la civilisation moderne, dans lesquels les traits répressifs et utopistes se combinent. »

La symbolique des matériaux qu’il utilise est ainsi : la terre = l’origine ; le bois = la croissance ; le verre = la transparence ; le tube néon = l’énergie moderne.

Lorsqu’il commence à développer l’Igloo, de forme organique, représentant l’abri, la sphère de la cellule originelle de l’habitat nomade, il utilise les matériaux tout aussi originels. Il emploie la terre glaise, de fines nervures de verre ou de bois, des plaques de plomb ou de cuir, des structures de treillages métalliques.

La série de Fibonacci y est très largement liée. Cette série mathématique devient une « omniprésente spirale de croissance de la vie, la « parabole de l’univers ». » et rappelle « l’harmonie recherchée par les artistes de la Renaissance italienne, en même temps qu’un rapport de proportion inscrit dans la nature ».

Pour ceux que ça intéresse, il y la fondation M.Merz à visiter à Turin, en Italie, sa ville de prédilection, et qui offre un sobre mais magnifique lieu d’exposition, dans un ancien garage Lancia reconverti pour l’occasion. Cette fondation est dirigée par la fille de l’artiste, Beatrice Merz et a ouvert le 30 avril 2005.

 

quelques liens internet intéressants parmis tant d'autres:

dans le Nord de l'Italie, à Turin, la Fondation M.Merz, de sophie Richard-Reisen

Article de l'Humanité, de Dominique Widemann

Rai International online

Sperone Westwater

12:27 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/05/2006

passages couverts: 1.Palais-Royal

Les passages couverts sont assez nombreux. On en dénombra 150 rien que dans Paris dans les années 1850, et seront exportés un peu partout en France. Ces passages piétonniers sont en fait des galeries couvertes de moins de 5m de large, qui permettent non seulement de s’abriter contre les intempéries, contre les « embarras de Paris » (ses risques, ses odeurs, son vacarme), mais est aussi un espace de rencontres (galantes et amicales), d’achat (grâce aux commerces qui la composent), le tout baigné d’une lumière zénithale naturelle.

 

 

Louis Sébastien Mercier évoquera en ces termes, en 1828, les raisons du succès des galeries : "Dans une ville de luxe et de badauderie où il était désagréable sinon périlleux de s'aventurer dans la rue, la foule des flâneurs devait se porter vers les rares endroits qui lui offraient la possibilité de s'attarder devant les magasins sans craindre de bousculades ou d'accident". Extrait du site insecula.

 

Les galeries de bois au Palais Royal.

 

Le premier passage couvert en France seraient du au Palais Royal, qui avait des galeries de bois créées en 1786. Ces galeries prennent place sur le pourtour de la résidence, avec 120 boutiques, autour du jardin. Ils offraient ainsi distraction, produits de luxe,…et deviendront l’un des endroits les plus fréquenté de la capitale, jusqu’en 1830, date de la Révolution.

D’autres vont ainsi suivre, principalement entre 1823-28 et 1839-47.

Ces passages ne résisteront pas à l’intervention d’Haussmann dans la capitale, qui modifia de manière relativement radicale de nombreuses rues. Ainsi, certains passages se retrouvent détruits, amputés, réduits, modifiés…

 

Les Galeries du Palais Royal.

 

Au fur et à mesure de mes promenades je vous montrerais ces lieux…

 

Quelques liens internet intéressants :

Wikipédia

09:02 Écrit par dou dans paris | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/05/2006

Venise, une ruelle

Venise, au détour d'une ruelle, loin de cette foule envahissante...

pour le plaisir des yeux.

13:20 Écrit par dou dans villes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2006

le métro parisien

Le métro parisien.

L’empruntant moi-même tous les jours, et particulièrement la ligne 6, je me suis demandé quelles sont réellement ses origines, où, quand, comment, pourquoi,… ?

Certainement que beaucoup en connaissent son histoire mais moi pas. Alors voila.

 

Tout commence par les problèmes de circulation dans la capitale, qui s’installent déjà au 19ème siècle. Il fallait alors trouver une solution, et celle du chemin de fer paraissait la plus logique étant donné son efficacité prouvée. Mais il fallait conserver l’aspect esthétique de Paris, sans dénaturer la capitale par un tracé trop important, ni craindre les nuisances sonores, et faire face à une querelle entre l’Etat Français et la ville de Paris, qui n’arrangeait rien.

Le réseau souterrain fut préféré. Donc depuis le milieu du 19ème siècle, les projets affluèrent, mais ne virent le jour concrètement que bien plus tard, bien après New-York et Londres qui possédaient déjà leur métro lorsque celui de Paris arriva.

L’exposition universelle de 1900 et sa future affluence dans la capitale mirent fin aux différents entre la ville de Paris et l’Etat. Il devenait nécessaire de construire un moyen de transport afin de limiter les problèmes de circulation.

En avril 1899, fut alors créée la Compagnie du Métro de Paris (CMP), qui avait pour responsabilité le nouveau réseau et la construction des futures lignes.

Le 19 juillet 1900, après 17 mois de travaux sous la direction de Fulgence Bienvenüe, la ligne 1 ouvre. F.Bienvenüe était un ingénieur qui intervint dans Paris à de nombreuses reprises. Son plus grand chantier fut sans aucun doute celui du métro dont il s’occupa de 1895, date de son élection par la conseil municipal, jusqu’à sa mort, en août 1936.

La RATP, quant à elle, fut créée en 1949.

 

Mais pour en connaître d’avantage, je vous invite à aller sur ce site, site non officiel de la RATP, et qui pourtant explique particulièrement bien toute son histoire. Vous pourrez aussi y découvrir les stations insolites et mystérieuses, le bâti concernant de nombreuses stations (notamment celles de Guimard dont j’ai déjà parlé), et bien d’autres choses passionnantes.

 

18:29 Écrit par dou dans paris | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/04/2006

James Turrell

James Turrell (né en 1943) - Alta (White)

Visible jusqu’au 25 septembre 2006 à la Galerie de l’Atelier Brancusi, Centre Pompidou.

 

La lumière dans l’architecture, d’avantage naturelle qu’artificielle est mon thème de prédilection. Elle est essentielle dans la vie de chacun. C’est un élément particulièrement travaillé par énormément d’architecte, renommés ou non, et par de nombreux artistes, tel que James Turrell, qui est une référence en la matière.

Son travail se concentre sur la lumière, aussi bien artificielle que naturelle, et sa manipulation. Il intervient ainsi dans des espaces architecturaux, et donne, par la plupart de ses œuvres, l’illusion d’un tableau monochrome émergeant de l’obscurité, qui laisse ensuite le regard plonger dans l’espace, dans une immatérialité, une « couleur-lumière insaisissable ».

Il est actuellement exposé à l’Atelier Brancusi du Centre Pompidou, et même si on ne découvre que cette unique œuvre de J.Turrell dans une salle perdue au milieu du travail de Brancusi, cela reste une expérience particulièrement intéressante.

 

Il existe beaucoup de sites, d’articles qui lui sont consacré, voici donc ici quelques extraits et liens qui me paraissent intéressants :

 

" Je ne suis pas un artiste de la lumière. Je suis plutôt quelqu'un qui utilise la lumière comme matériau afin de travailler le médium de la perception "

 

« Trente ans de réalisations auront permis à l’Américain d’apprivoiser la lumière, d’en faire un médium comme les autres et de renouveler ainsi l’expérience de l’espace dans l’art. Mais plus que cela : ils nous auront informé sur le devenir acteur du spectateur, sur ses prédispositions à activer ou réactiver l’œuvre. Ils auront également indiqué, ce qui n’est pas le moindre, que l’exposition est bien le lieu où surgit et se crée l’œuvre. »  Par Emmanuel Posnic

Paris-Art.com, J.Turrell, Juke Blue et Cherry 

 

« Turrell, dans sa déconstruction de la lumière, rend visible ce qu'on oublie : la couleur même de la lumière. Il rend visible le vide, il fait voir ce qui sert à rendre visible. »

extrait du site le sentiment religieux

 

Art et Caetera (blog), impression d'une étudiante en art à Propos de cette oeuvre.

L'expérience James Turrell... par Marika Prevosto.

James Turrell, architecte de la lumière, aroots archiculture

James Turrell selon S.Barron

J.Turrell, à la lueur d'un autre horizon, par D.Sausset.

J.Turrell, wikipédia

www.galeriealminerech.com

Albion, Gallery

Roden Crater, James Turrell, le site

 

19:01 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |