23/05/2006

3000...!

Juste un petit clin d'oeil pour les 3000 visites que j'ai eu jusqu'à maintenant...merci à tous...

 

23:34 Écrit par dou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Apple Store, New York

Aujourd'hui, un ami m'a parlé du nouveau apple store qui s'est ouvert le 19 mai dernier à New-York. Alors je suis allée voir sur le site, par curiosité. Le mystère fut gardé jusqu'au dernier moment, heure de dévoiler ce cube au public jusque là dissimulé derrière une peau noire. Il est vrai qu'il est assez étrange de trouver un tel objet, si fragile d'apparence, au milieu de cette ville, construite dans la verticalité. Il nous apparait alors de grands contrastes, comme cette fragilité au milieu de ces bâtiments si durs, si robustes, si rudes. Il apparait aussi ce vide, au milieu de ces bâtiments, cette place laissée libre, inoccupée. Cette verticalité construite, occupée en grande partie, et cette occupation en profondeur, sous terre. On ne monte pas dans ce cube, comme on monte dans les skyscrapers environnants, on y descend. Bref, il apparait en toute simplicité, pureté, au milieu de cette ville si mouvementée, mais me fait penser peut être à quelque chose...la pyramide du Louvre, qui fait office d'entrée pour le musée comme pour ce temple d'Apple, ouvert 24h/24, 7J/7...à méditer. 

voici quelques liens qui traitent de ce sujet:

l'apple store de l'extreme ouvre aujourd'hui,

Flickr, Apple Store, Fifth Avenue,

Ifo, Apple Store,

23:01 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2006

Robert Doisneau

Robert Doisneau (1912-1994) est un grand homme que l’on n’a même plus besoin de présenter! Né dans la banlieue Parisienne, il grandit ainsi, de Gentilly à Montrouge. Lithographe et photographe, formé à l’Ecole Estienne, il fut l’assistant du sculpteur André Vigneau entre 1931 et 1933, juste au sortir de ses études. Puis il travailla dans l’atelier de publicité des laboratoires pharmaceutiques Ullmann, et entra au service photographique des usines Renault entre 1934 et 1939, dont il fut licencié. S’en suit des reportages pour des magasines tels que Excelsior, Paris Match, Vogue, Fortune, Life… Parallèlement, il fit des portraits de nombreuses personnes et notamment des artistes tels que P.Picasso, G.Braque, A.Giacometti, F.Léger,…

Malgré tous ces portraits, ces reportages de mode, et autres, son domaine de prédilection reste les rues de Paris. R.Doisneau est le « braconnier de l’éphémère » comme il se définissait lui-même, ce qui parait relativement paradoxal étant donné la pérennité d’une photo développée.

En 1983, il obtint le Grand Prix national de la photographie et publie de nombreux ouvrages.   

Son travail est exceptionnel, tant du point de vue de la justesse des prises de vue, de son regard, du sens de l’observation, que de la somme de clichés réalisés. Il saisit l’insaisissable, voit ce que l’on ne voit pas, fige des instants furtifs, montre de son objectif ce que personne ne regarde… car après tout, la plupart des photos que nous regardons aujourd’hui de lui, au travers des livres, sont des photos du quotidien, des photos du milieu du XXème siècle, qui pourraient très bien être celles d’aujourd’hui. Le quotidien, des moments qui font notre journée, mais que nous ne prenons plus le temps de regarder ni de profiter.

Ce qui est extraordinaire, c’est que chacun d’entre nous peut s’identifier dans nombreuses de ses photos : les enfants polissons pris en flagrant délit de bêtise au fond de la classe, ceux jouant sur les pavés d’une rue de Paris, les scènes de rue,…

Elles restent toutes des instants assez magiques à regarder, toujours avec le même plaisir, le même sourire…

       Dimanche matin à Arcueil

 

quelques liens internet:

les maitres de la photo, R.Doisneau

Staley Wise Galerie,

 

L'information scolaire, école rue Buffon, Paris 5ème, 1956

 

 

neige à Montmartre, 1958

 

 

devant la gare Montparnasse, Paris, juillet 1959

 

 

concierges rue du Dragon, Paris, 1946

22:19 Écrit par dou dans photo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2006

Joseph Beuys

Joseph Beuys (1921, Clèves – 1986, Düsseldorf)

Plight, 1985 , Feutre, laine, bois verni, métal, bois peint, verre, mercure
310 x 890 x 1813 cm, exposé au Musée d’Art Moderne, Centre Pompidou.

 

Artiste, dessinateur et sculpteur allemand, il privilégie actions et environnements. Alors qu’il est mobilisé comme pilote de bombardier lors de la seconde guerre mondiale, son avion s’écrase et il ne doit sa survie qu’à des Tartares qui le couvrent de feutre et de graisse.

Ce sont ces deux matériaux que l’on retrouve dans son travail en permanence, tels des éléments dés lors chargés de sens. Après guerre, il étudie la sculpture à l’Académie des Beaux Arts de Düsseldorf, où il enseignera quelques années plus tard.

A travers son travail, Beuys met en avant les sens (la vue, le toucher, l’ouïe, la sensation de chaleur…), mais uniquement par suggestion. Il construit son œuvre sur le récit de sa vie, ce qui est relativement inédit pour l’époque. Pour lui, son œuvre est un projet existentiel.

Il créa le concept de sculpture sociale. Selon lui, tout homme est artiste, si chacun utilise sa propre créativité, alors tous trouveront le chemin de la liberté.

Les actions qu’il fit passent notamment par une performance de 3 jours, réalisée avec un coyote du Texas (un vrai) avec lequel il cohabite. Dans l’environnement grillagé, Beuys a pour objet une canne et une cape de feutre, ainsi que de la paille et du feutre qu’ils partageront tous les deux. Il veut, par ce biais être porteur d’un message, qui évoque le fossé qu’il y a entre le monde moderne et la nature. De plus, le coyote est l’image de la haine, et commémore le massacre des amérindiens, décimés lors de la conquête du pays. Une nouvelle réflexion artistique est engagée.

Au fond d’une salle, par hasard, je découvre un petit passage, et quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu ce qu’elle renfermait. On accède à l’espace de Beuys en devant baisser la tête, en raison des feutres plaqués au mur. On pénètre alors dans cet endroit qui semble coupé du monde environnant. On ne peut y pénétrer à plus de 2 ou 3 personnes, afin de profiter pleinement, parce qu’il y a un garde corps en verre qui nous empêche de rentrer totalement. Il n’empêche que l’on peut déjà très bien s’imprégner de cette ambiance. L’ambiance est feutrée, sourde, temporisée par les feutres roulés et mis contre les murs. Aucun bruit extérieur de pénètre. On aimerait entendre jouer ce piano qui reste muet, silencieux, et qui pourtant est fortement présent. Un éclairage artificiel, une texture devinée au toucher, une odeur impalpable…une étrange impression. Le lieu se fait objet, le corps aussi. On se trouve alors enveloppé par ce feutre si présent qui absorbe la moindre de nos paroles, le moindre geste, le moindre son. On ressent sa chaleur. On en ressort…et le bruit des autres visiteurs nous parvient à nouveau, le charme est rompu.  

 

quelques liens qui peuvent être intéressants:

Plight, J.Beuys,

Wikipédia, J.Beuys,

J.Beuys et l'éternelle répétition, par Hugues Jacquet,

J.Beuys, "infiltration homogène pour piano à queue"

22:12 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/05/2006

Rem Koolhaas, Villa Dall'Ava

Parmis les tous premiers posts, le 11 février 2006, j'ai déjà parlé de Rem Koolhaas, au sujet de la maison de Floirac. Je reparle aujourd'hui de cet architecte, mais au sujet d'une autre maison qu'il a réalisé, à Saint-Cloud.

Cette maison se nomme la Maison Dall'Ava. Elle a été réalisé entre 1984-91, pour un couple et leur fille. Deux blocs d'habitation, une maison en verre, une piscine juchée tout en haut: tel est le programme de cet logement de "banlieue"... 

Les deux boîtes adjacentes qui lévitent sont reliées pas cette maison en verre (coté jardin) et en béton (de l'autre côté) supportant ce poids si imposant qui régidifie toute la structure qu'est la piscine. 

On me parlait souvent de Rem Koolhaas et de la maison Dall'Ava. J'ai alors décidé d'y aller, pour voir, par curiosité. J'ai eu en fait presque la même impression que lorsque j'ai vu la villa Savoye de Le Corbusier. Il est très important de recontextualiser les bâtiments dans leur environnement. Lorsque j'ai découvert la Villa Savoye à Poissy, je l'imaginais beaucoup plus grande! La faute aux livres...ou à mon imagination, à ce que l'on m'en avait dit...bref, le fait est que celle-ci me paraissait beaucoup plus grandes et qu'il n'en n'était rien!

Ce matin, lorsque j'ai découvert la villa Dall'Ava, je crois que mon impression fut différente, voire inverse. Je l'ai vu en photo (plus ou moins aérienne) dans les livres, en maquette à Pompidou. On ne peut certes pas la rater lorsque nous remontons la rue où elle se situe, car on la reconnait, mais elle se trouve très proche finalement de cet espace public! Elle surgit d'un coup, de la végétation, car la coline de Saint-Cloud est très proche de Paris mais particulièrement boisée! De même, elle est principalement entourée de maisons en meulière (la pierre de la région), de style très ancien, mais aussi de quelques maisons beaucoup plus modernes, d'où la présence non choquante de cette maison.

Etant donné la proximité, je n'ai pas osé prendre de photo de cette maison, on la trouve partout dans les livres, alors j'ai essayé de retranscrire les deux aspects: un aspect général avec la maquette, qui est principalement donné à tout le monde, et un autre (issu de archiguide! j'aime pas trop mais c'est quand même comme cela qu'on la perçoit depuis la rue! :-} ) qui montre le proximité avec la rue...

 

voici la maquette exposée au Centre Pompidou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo issue du site archiguide(comme c'est indiqué dessus!)

quelques liens internet:

Archi-ve, Architecture Virtuelle éclairée, Villa Dall'Ava,

Arte Pro, actualités culturelles, la Villa Dall'Ava,

Design Thinking, Villa Dall'Ava 

 

23:30 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

11/05/2006

l'Art Thérapie...

L'art, l'Art...et pourquoi pas l'Art Thérapie?

On parle beaucoup d'Art, d'expositions, d'Art montré, d'Art observé, et pourquoi pas d'Art pour soigner?

Je l'ai découvert par le biais d'une amie, diplomée, plasticienne, elle ne se satisfaisait pas de son diplôme des Beaux-Arts, et se tourne naturellement vers l'Art Thérapie (ce qui lui correspond vraiment bien!)...

 

 

 

"Qu'est-ce qu'un art-thérapeute ?

L'art-thérapeute est un membre de l'équipe paramédicale qui sait établir un protocole de prise en charge thérapeutique en Art-thérapie ( objectif thérapeutique, éléments d'observation, évaluation, etc.…) et mettre en œuvre des moyens adaptés. Les déficits pris en charge en atelier d'Art-thérapie sont très variés tels que les déficits physiques ( Alzheimer, personnes âgées, infirmes moteurs cérébraux…), les déficits psychiques ( anorexie mentale, troubles du comportement, psychiatrie…) ou les déficits socio-relationnels (illettrisme, désinsertion, troubles scolaires, incarcération, sans domiciles fixes…). L'art-thérapeute est le spécialiste de l'activité artistique dans un domaine paramédical et collabore avec une équipe pluridisciplinaire de soin. L'art-thérapeute peut travailler dans diverses institutions publiques et privées (sanitaires, sociales, éducatives, scolaires…). On peut le rencontrer par exemple dans les Instituts d'Education Motrice, les Instituts Médicaux Educatifs, les Instituts Médicaux Pédagogiques, les hôpitaux ou les cliniques."

extrait du site internet de l'école d'Art Thérapie de Tours.

"Comme l'explique Serge Hefez, "depuis toujours, les sociétés primitives ont utilisé des éléments artistiques pour soigner leurs malades, mais c'est seulement en 1950, à l'occasion d'une importante exposition d'œuvres de malades mentaux, que sera fondée la Société internationale de psychopathologie de l'expression".

L'art-thérapie est née, reste à définir ce que recouvre cette pratique."Il s'agit avant tout, par le biais de la peinture, du théâtre, de la danse, de l'écriture..., de dépasser l'impossibilité d'exprimer par des mots les douleurs, les souffrances, les contradictions, et de les transformer en une production artistique."L'art-thérapie est donc tout indiquée pour ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas entreprendre une psychothérapie classique ou une psychanalyse."

extrait du site de France 5

Pour les personnes intéressées, le site (entre autre) de l'école d'Art Thérapie de Tours est assez intéressant, dans la mesure où il explique bien ce métier...mais il y en a bien d'autres.

22:23 Écrit par dou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/05/2006

La force de l'art, au Grand Palais

 

Voici une exposition qui me parait plutot intéressante au premier abord...non seulement elle se trouve dans un site exceptionnel, mais aussi elle met en scène 15 expositions au sein même d'une seule. 15 commissaires (historiens d'art, critiques, commissaires d'expositions et directeurs d'institutions muséales, responsables de magazines, artiste), 15 parcours, 15 visions différentes...autant de chances d'avoir un aperçu particulier de l'art en France.

Sont ainsi exposés 170 artistes, 300 oeuvres environ, 100 films, 80 performances et concerts...

Nous la devons à notre premier ministre qui, pour la première fois dans l'histoire de la 5ème république déclare aimer l'art contemporain lors de la FIAC qui s'est déroulé en octobre dernier. Il est donc l'instigateur de cet évènement, en le proposant et offrant le Grand Palais comme lieu de rendez-vous. Le temps imparti pour mettre en place un tel évènement fut donc très court...

Même si pour certains le pari parait osé, je me demande si cela est réussi ou non. En attendant, cette exposition a ouvert ses portes hier, et les refermera le 25 juin prochain. Pour ma part j'irais ces tous prochain jours et vous ferais part de mes impressions architecturales et artistiques!!

22:43 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |