16/09/2006

musée d'Orsay

Les posts se font de plus en plus espacés...mais ils sont toujours là malgré tout...Il faut se partager entre la vie étudiante et la vie proffessionnelle en agence maintenant...! ;-)
 
Nous voici donc aujourd'hui au musée d'Orsay. Ce musée s'inscrit dans une grande gare construite en 2 ans, sous les dessins de V.Laloux et inaugurée le 14 juillet 1900, pour l'exposition universelle. Il se place dans l'un des endroits les plus remarquables de Paris, face au Louvre, le long de la Seine. Elle résulte aussi du besoin de placer un terminus tout en le rapprochant du centre de la ville. A cet emplacement, se tenaient les ruines du Palais d'Orsay, l'ancienne Cour des Comptes incendiée lors de la Commune en 1871. A l'époque, la Gare devait accueillir exclusivement des voyageurs et s'intégrer dans ce quartier particulièrement élégant, d'où son aspect luxueux, que l'on retrouve notamment dans la grande salle à l'étage. Elle reliait ainsi les lignes du sud-ouest de la France, et permettait aussi de loger des voyageurs grâce à l'hôtel édifié en même temps.
Pendant 39 ans, cette gare fut particulièrement active. Mais au début de la seconde guerre mondiale, en 1939, elle ne devait desservir que la banlieue de paris, ses quais étant devenus beaucoup trop courts par rapport au progrès techniques des trains et à l'électrification des lignes. 
S'ensuit alors pour elle différentes activités, et l'hôtel ferma le premier jour de l'année 1973. Menacée de démolition, elle est inscrite 3 mois après la fermeture de l'hôtel à l'inventaire des Monuments Historiques (puis classé monument historique en 1978). La direction des musées de France était particulièrement intéressée pour y implanter un musée où tous les arts de la seconde moitié du XIXè siècle y seraient exposés. 
C'est donc V.Giscard d'Estaing qui prendra l'initiative de la construction du musée en octobre 1977, et le musée fut inauguré en décembre 1986 par F.Mitterrand. 
C'est donc le groupe ACT -Architecture, MM.Bardon, Colboc et Philippon, lauréats parmis 6 propositions, qui eurent la possibilité d'intervenir dans cet espace. Ils proposent alors de conserver et respecter la nef principale de la gare. Comme j'en ai déjà parlé dans un post consacré à Gae Aulenti, l'aménagement intérieur fut confié à des scénographes et architectes, sous la direction de cette femme architecte.
 
 

 

liens intéressants:

insecula,

21:58 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musees |  Facebook |

02/09/2006

R.Serra, la matière du temps

Continuons notre petit voyage à Bilbao tout de même, car si nous avons fait le déplacement, c'est aussi pour aller découvrir l'oeuvre d'un des plus grands artistes contemporain à mes yeux: Richard Serra. J'ai déjà fait un post sur son travail, cf ce lien, mais là, je ne pouvais pas passer à coté de cette oportunité.

Si l'oeuvre réalisée en 1994-97, intitulée Snake fut dés l'origine présente au Guggenheim de Bilbao, d'autres sont venues prendre place à ses cotés, rendant ainsi cette nef principale magique à mes yeux. L'exposition se nomme alors "La matière du temps"

Je ne peux pas vous exprimer correctement ce que ça fait de se promener au milieu des ses "Torqued ellipse", de ses "Double Torqued Ellipse" de ce "Betwixt the torus and the sphere"... ! Ces noms ne vous disent peut etre pas grand chose?...! Alors voici quelques exemples:

voici Snake, 1994-97. L'épaisseur de l'acier est de 5 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici "betwixt (ou between) the torus and the sphere", 2003-05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suivent ici différentes sortes de "Torqued ellipse", pour la plupart réalisées vers 2003-04.

 

Vue générale sur l'ensemble de l'exposition.

 

En se promenant au milieu de toutes ces oeuvres, c'est un sentiment étrange qui nous habite. Déséquilibre, tension, torsion, compression...liberté...je crois qu'il vaut mieux le vivre par soi meme quand on peut.  

 

Voici quelques liens fortement intéressants:

La matière du temps, musée Guggenheim de Bilbao.

Sculpture Magazine, Richard Serra, Man of Steel

 

13:17 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : richard serra |  Facebook |

24/05/2006

Christo et Jeanne-Claude

Le pont neuf, construit entre 1578 et 1607, est le tout premier pont construit sans aucune maison, comme il fut le cas jusqu’à ce moment là. C’est la toute première fois que les parisiens pouvaient traverser la Seine sans être gêné par la moindre construction. Aujourd’hui, il est le plus long pont de Paris.

En 1985, ce pont fut emballé par l’artiste américain Christo, et resta ainsi pendant 15 jours.

Christo Javacheff et Jeanne-Claude de Guillebon, tous deux nés le 13 juin 1935, se rencontrent en 1958 à Paris. Ils vont ainsi mener une vie de couple mais aussi d’artiste, leur travail consistant à empaqueter des monuments, comme le Reichstag de Berlin en 1995 ou une île à Miami par exemple. Tous deux ont largement contribué à faire sortir l’art des musées.

« A toutes les époques de l’histoire de l’art, l’utilisation des étoffes et de tissages a fasciné les artistes. Des époques les plus reculées à nos jours, la structure des tissus – les plis, les plissés, les drapés – a joué un rôle important dans la peinture, la fresque, le relief et la sculpture en bois, en pierre ou en bronze. L’emploi de tissu pour l’empaquetage du Reichstag se situe dans cette tradition classique. Le tissu – tout comme les vêtements et la peau – est une chose délicate. Il exprime la qualité unique de la fugacité ». Christo et Jeanne-Claude.

Ils montrent ainsi une autre vision, leur vision de bâtiments connus ou non, d’espaces urbains, tous vécus, habités, empruntés. Ils font que nous nous interrogeons alors sur l’ « objet » qu’ils se sont appropriés, juste un temps donné, histoire de le montrer autrement, différemment.

Un autre travail qui est tout aussi intéressant est celui des Umbrellas au Japon et en parallèle aux Etats Unis, 1984-1991.( a voir aussi sur le site de the Vogel collection

Pour en savoir d'avantage il est possible de voir le site officiel de Christo et Jeanne-Claude.

Mais aussi,

Christo and Jeanne-Claude in the vogel collection, National Gallery of Art

Art contempor1,

22:10 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/05/2006

Joseph Beuys

Joseph Beuys (1921, Clèves – 1986, Düsseldorf)

Plight, 1985 , Feutre, laine, bois verni, métal, bois peint, verre, mercure
310 x 890 x 1813 cm, exposé au Musée d’Art Moderne, Centre Pompidou.

 

Artiste, dessinateur et sculpteur allemand, il privilégie actions et environnements. Alors qu’il est mobilisé comme pilote de bombardier lors de la seconde guerre mondiale, son avion s’écrase et il ne doit sa survie qu’à des Tartares qui le couvrent de feutre et de graisse.

Ce sont ces deux matériaux que l’on retrouve dans son travail en permanence, tels des éléments dés lors chargés de sens. Après guerre, il étudie la sculpture à l’Académie des Beaux Arts de Düsseldorf, où il enseignera quelques années plus tard.

A travers son travail, Beuys met en avant les sens (la vue, le toucher, l’ouïe, la sensation de chaleur…), mais uniquement par suggestion. Il construit son œuvre sur le récit de sa vie, ce qui est relativement inédit pour l’époque. Pour lui, son œuvre est un projet existentiel.

Il créa le concept de sculpture sociale. Selon lui, tout homme est artiste, si chacun utilise sa propre créativité, alors tous trouveront le chemin de la liberté.

Les actions qu’il fit passent notamment par une performance de 3 jours, réalisée avec un coyote du Texas (un vrai) avec lequel il cohabite. Dans l’environnement grillagé, Beuys a pour objet une canne et une cape de feutre, ainsi que de la paille et du feutre qu’ils partageront tous les deux. Il veut, par ce biais être porteur d’un message, qui évoque le fossé qu’il y a entre le monde moderne et la nature. De plus, le coyote est l’image de la haine, et commémore le massacre des amérindiens, décimés lors de la conquête du pays. Une nouvelle réflexion artistique est engagée.

Au fond d’une salle, par hasard, je découvre un petit passage, et quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu ce qu’elle renfermait. On accède à l’espace de Beuys en devant baisser la tête, en raison des feutres plaqués au mur. On pénètre alors dans cet endroit qui semble coupé du monde environnant. On ne peut y pénétrer à plus de 2 ou 3 personnes, afin de profiter pleinement, parce qu’il y a un garde corps en verre qui nous empêche de rentrer totalement. Il n’empêche que l’on peut déjà très bien s’imprégner de cette ambiance. L’ambiance est feutrée, sourde, temporisée par les feutres roulés et mis contre les murs. Aucun bruit extérieur de pénètre. On aimerait entendre jouer ce piano qui reste muet, silencieux, et qui pourtant est fortement présent. Un éclairage artificiel, une texture devinée au toucher, une odeur impalpable…une étrange impression. Le lieu se fait objet, le corps aussi. On se trouve alors enveloppé par ce feutre si présent qui absorbe la moindre de nos paroles, le moindre geste, le moindre son. On ressent sa chaleur. On en ressort…et le bruit des autres visiteurs nous parvient à nouveau, le charme est rompu.  

 

quelques liens qui peuvent être intéressants:

Plight, J.Beuys,

Wikipédia, J.Beuys,

J.Beuys et l'éternelle répétition, par Hugues Jacquet,

J.Beuys, "infiltration homogène pour piano à queue"

22:12 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/05/2006

La force de l'art, au Grand Palais

 

Voici une exposition qui me parait plutot intéressante au premier abord...non seulement elle se trouve dans un site exceptionnel, mais aussi elle met en scène 15 expositions au sein même d'une seule. 15 commissaires (historiens d'art, critiques, commissaires d'expositions et directeurs d'institutions muséales, responsables de magazines, artiste), 15 parcours, 15 visions différentes...autant de chances d'avoir un aperçu particulier de l'art en France.

Sont ainsi exposés 170 artistes, 300 oeuvres environ, 100 films, 80 performances et concerts...

Nous la devons à notre premier ministre qui, pour la première fois dans l'histoire de la 5ème république déclare aimer l'art contemporain lors de la FIAC qui s'est déroulé en octobre dernier. Il est donc l'instigateur de cet évènement, en le proposant et offrant le Grand Palais comme lieu de rendez-vous. Le temps imparti pour mettre en place un tel évènement fut donc très court...

Même si pour certains le pari parait osé, je me demande si cela est réussi ou non. En attendant, cette exposition a ouvert ses portes hier, et les refermera le 25 juin prochain. Pour ma part j'irais ces tous prochain jours et vous ferais part de mes impressions architecturales et artistiques!!

22:43 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Mona Hatoum

Mona Hatoum, Light Sentence, 1992, exposition au Centre George Pompidou, Musée d'Art Moderne.

 

"L'œuvre n'est plus conçue comme une forme statique, mais comme un champ traversé par un flux d'énergie. À l'objet clairement délimité dans l'espace se substitue un continuum en développement qui envahit l'espace environnant et se déploie dans le temps. C'est à ce mode de représentation que Light Sentence, 1992, de Mona Hatoum en appelle : dans un espace vide, au milieu d'une construction de casiers métalliques ajourés, une ampoule nue, actionnée par un moteur, monte et descend, projetant l'ombre mouvante des casiers sur les murs. Toutes les composantes du cinéma sont réunies, mais agencées différemment ; et comme dans l'expérience du cinéma, le visiteur perçoit le mouvement comme un principe de séparation entre l'ombre et la clarté."

extrait du site du Centre Pompidou.

"D’origine palestinienne, Mona Hatoum est née au Liban puis s’est exilée à Londres au milieu des années 1970. Dans ses performances, vidéos, sculptures et installations, elle aborde des problématiques liées au corps, à la construction du langage et aux conditions de l’exil. Ses œuvres allient des états de fortes émotions à la simplicité de formes géométriques. Light Sentence est composée de cages standard qui forment un espace fermé sur trois côtés, dans lequel se déplace verticalement une lampe. Les grilles définissent un espace à la fois ouvert et fermé, alors que la lampe crée des ombres sur la totalité des murs de la salle, redoublant ainsi l’idée d’enfermement. La lumière vacillante définit un espace flottant qui semble se dérober sous nos pieds et s’oppose à la rigidité des formes géométriques de l’installation. Il est ici question d’enfermement, de structures concentrationnaires, mais aussi d’espoir, avec la présence de la lumière qui place le spectateur étrangement entre un sentiment de beauté et d’anxiété."

extrait du site de l'exposition au chateau de Cadillac, près de Bordeaux, Gironde.

 

quelques liens internet:

White Cube, artist: Mona Hatoum

Museum of Contemporary Art of Chicago,

22:10 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2006

Mario Merz

M.Merz, Che fare, 1969-1982, exposition au CAPC de Bordeaux.

 

Mario Merz (Milano, 1925- Torino, 2003)

 

Artiste italien. Il commença par être peintre et expose dès 1954. Progressivement, il combine des matériaux naturels (terre et branches) et artificiels (verre et néon). Ses premiers igloos apparaissent dès 1968.

M.Merz ne s’inscrit en rien dans un groupe et pourtant il a la même volonté que beaucoup d’autres artistes italiens, agir sur la vie par le biais de l’art.

On peut cependant le rattacher au mouvement de L’Arte Povera. Les artistes se refusent d’être enfermé dans une définition, dans une qualification mais préfèrent le terme « d’attitude ». Ils se veulent donc d’un art nomade, insaisissable, non appropriable et qui consiste à défier l’industrie culturelle et la société de consommation.

Ainsi M.Merz charge les matériaux de mythologie italienne et européenne, d’histoire culturelle. « Leur réflexion sur le présent à travers le passé est une critique poétique de la civilisation moderne, dans lesquels les traits répressifs et utopistes se combinent. »

La symbolique des matériaux qu’il utilise est ainsi : la terre = l’origine ; le bois = la croissance ; le verre = la transparence ; le tube néon = l’énergie moderne.

Lorsqu’il commence à développer l’Igloo, de forme organique, représentant l’abri, la sphère de la cellule originelle de l’habitat nomade, il utilise les matériaux tout aussi originels. Il emploie la terre glaise, de fines nervures de verre ou de bois, des plaques de plomb ou de cuir, des structures de treillages métalliques.

La série de Fibonacci y est très largement liée. Cette série mathématique devient une « omniprésente spirale de croissance de la vie, la « parabole de l’univers ». » et rappelle « l’harmonie recherchée par les artistes de la Renaissance italienne, en même temps qu’un rapport de proportion inscrit dans la nature ».

Pour ceux que ça intéresse, il y la fondation M.Merz à visiter à Turin, en Italie, sa ville de prédilection, et qui offre un sobre mais magnifique lieu d’exposition, dans un ancien garage Lancia reconverti pour l’occasion. Cette fondation est dirigée par la fille de l’artiste, Beatrice Merz et a ouvert le 30 avril 2005.

 

quelques liens internet intéressants parmis tant d'autres:

dans le Nord de l'Italie, à Turin, la Fondation M.Merz, de sophie Richard-Reisen

Article de l'Humanité, de Dominique Widemann

Rai International online

Sperone Westwater

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