13/05/2006

Rem Koolhaas, Villa Dall'Ava

Parmis les tous premiers posts, le 11 février 2006, j'ai déjà parlé de Rem Koolhaas, au sujet de la maison de Floirac. Je reparle aujourd'hui de cet architecte, mais au sujet d'une autre maison qu'il a réalisé, à Saint-Cloud.

Cette maison se nomme la Maison Dall'Ava. Elle a été réalisé entre 1984-91, pour un couple et leur fille. Deux blocs d'habitation, une maison en verre, une piscine juchée tout en haut: tel est le programme de cet logement de "banlieue"... 

Les deux boîtes adjacentes qui lévitent sont reliées pas cette maison en verre (coté jardin) et en béton (de l'autre côté) supportant ce poids si imposant qui régidifie toute la structure qu'est la piscine. 

On me parlait souvent de Rem Koolhaas et de la maison Dall'Ava. J'ai alors décidé d'y aller, pour voir, par curiosité. J'ai eu en fait presque la même impression que lorsque j'ai vu la villa Savoye de Le Corbusier. Il est très important de recontextualiser les bâtiments dans leur environnement. Lorsque j'ai découvert la Villa Savoye à Poissy, je l'imaginais beaucoup plus grande! La faute aux livres...ou à mon imagination, à ce que l'on m'en avait dit...bref, le fait est que celle-ci me paraissait beaucoup plus grandes et qu'il n'en n'était rien!

Ce matin, lorsque j'ai découvert la villa Dall'Ava, je crois que mon impression fut différente, voire inverse. Je l'ai vu en photo (plus ou moins aérienne) dans les livres, en maquette à Pompidou. On ne peut certes pas la rater lorsque nous remontons la rue où elle se situe, car on la reconnait, mais elle se trouve très proche finalement de cet espace public! Elle surgit d'un coup, de la végétation, car la coline de Saint-Cloud est très proche de Paris mais particulièrement boisée! De même, elle est principalement entourée de maisons en meulière (la pierre de la région), de style très ancien, mais aussi de quelques maisons beaucoup plus modernes, d'où la présence non choquante de cette maison.

Etant donné la proximité, je n'ai pas osé prendre de photo de cette maison, on la trouve partout dans les livres, alors j'ai essayé de retranscrire les deux aspects: un aspect général avec la maquette, qui est principalement donné à tout le monde, et un autre (issu de archiguide! j'aime pas trop mais c'est quand même comme cela qu'on la perçoit depuis la rue! :-} ) qui montre le proximité avec la rue...

 

voici la maquette exposée au Centre Pompidou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo issue du site archiguide(comme c'est indiqué dessus!)

quelques liens internet:

Archi-ve, Architecture Virtuelle éclairée, Villa Dall'Ava,

Arte Pro, actualités culturelles, la Villa Dall'Ava,

Design Thinking, Villa Dall'Ava 

 

23:30 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

26/04/2006

Ieoh Ming Peï au Louvre

Le Palais du Louvre

 

Abandonnant le Palais de la cité dans la seconde moitié du XIVème siècle, Charles V transforma cette place forte (forteresse édifiée par Philippe Auguste dès 1190), en une confortable résidence. François Ier en fit raser une partie, puis commanda un palais dans lequel il s’installa. C’est lui qui donnera naissance à la collection des maîtres de la peinture italienne de la Renaissance. Puis la cour fut transférée à Versailles par Louis XIV en 1682, laissant ainsi le Palais à l’abandon pendant presque un siècle. 

« Tout commence par une exposition des plus beaux tableaux de la collection royale, qui se tient au palais du Luxembourg de 1750 à 1785 et qui connaît un énorme succès. Le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments, et son successeur le comte d'Angiviller élaborent alors le projet de faire du Louvre un musée permanent. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791, et le 10 août 1793 a lieu l'inauguration du nouveau musée. » Sous la Révolution, le musée ouvre donc les portes de la Grande Galerie aux visiteurs.

« C'est l'un des plus anciens musées et le troisième plus grand au monde. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à l'empire napoléonien. »

 

L’architecture du bâtiment est un témoignage des nombreux styles et architectes qui se sont succédés et qui ont marqué la capitale : Renaissance, Classicisme, Premier et Second Empire, architecture Contemporaine.

De longues années de travaux vont ainsi se succéder, interrompues régulièrement. Mais en 1981, ils vont reprendre, afin de compléter et agrandir le musée, et de le doter d’un nouvel espace d’accueil. Sous le premier mandat de F.Mitterrrand, il est décidé que l’aile Richelieu, qui abritait le ministère des finances soit redonnée au musée. Il va alors s’en suivre un remaniement des bâtiments. Les travaux vont aller de 1981 à 1999, sous la direction de l’architecte Sino-Americain Ieoh Ming Peï. Il va ainsi édifier la fameuse pyramide de verre dans la cour Napoléon. Celle-ci va donner une nouvelle entrée au musée et un éclairement naturel au hall souterrain distribuant les entrées du musées.

« La pyramide a les mêmes proportions que la pyramide de Gizeh. Le vitrage est constitué de 675 losanges de 2,9 m x 1,9 m. La fabrication de ces verres a nécessité la construction d'un four spécial fonctionnant à l'électricité pour diminuer les oxydes de fer. »

 

Même si cette pyramide a fait beaucoup de polémique, il n’en reste pas moins qu’elle est assez intéressante. Elle permet ainsi de créer un espace d’accueil relativement lumineux, sans toucher ni dénaturer les bâtiments originaux. En effet, comment créer un espace supplémentaire dans les années 1980, sans dénaturer le site, ni intervenir par une forme immonde telle une verrue sur un édifice emblématique et national ? Ieoh Ming Peï se plia donc aux impératifs de l’agencement axial de cet ensemble classique et choisit la pyramide, en référence à l’Egypte ancienne, symbole de sagesse. 

 

Quelques liens internet:

Peï Cobb Freed and Partners Architects

Ieoh Ming Peï architect biography

Structurae, Ieoh Ming Peï

 

21:50 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/04/2006

Gae Aulenti.

« Les femmes architectes apparaissent dans la seconde moitié du 20ème siècle. Les écoles leur sont désormais largement ouvertes et les générations actuelles disposent de quelques modèles de pionnières. Par exemple, celui de l’Italienne Gae Aulenti. » (Dictionnaire des architectes, Albin Michel).

Sans être aucunement féministe, je continue donc mes petites recherches sur ces femmes architectes et/ou designers, qui ont marqué le paysage créatif.

Voici donc  Gae Aulenti, née en 1927.

Diplômée en 1954, elle a accumulé rapidement les titres naguère réservés aux hommes. En 1964, la Triennale de Milan lui attribue un grand prix. Dès 1967, elle est membre de la Société des designers italiens, et sera membre de la Société des designers américains en 1977. Entre temps, ses réalisations remportent un franc succès aux Etats-Unis, en France et en Italie, aussi bien dans le domaine de l’architecture que celui du design.

Lors de sa formation, elle a eu pour « maître » Gio Ponti, lui-même disciple de Le Corbusier.

Elle a largement influencé tous les designers qui ont commencé à exercer dans les années 1960, et a bousculé le style Scandinave.

En 1970, elle travaille pour la chaîne de magasins Prisunic, tout comme D.Fayolle, A.Putman et M.Arnodin.

Elle travailla donc en tant que designer, en créant des lampes, du mobilier, et bien d’autres choses, et en tant qu’architecte, pour le magasin Olivetti (Paris), la maison Hermès, les espaces d’exposition de Knoll (New-York et Boston). En 1980, elle fut désignée par la direction du Musée d’Orsay pour assurer la responsabilité de l’aménagement intérieur et de la décoration du musée. C’est alors la consécration.

Elle est aussi intervenue au Musée d’Art Moderne  abrité au Centre George Pompidou. Sa vocation muséographique se retrouve aussi à Venise, au palazzo Grassi, pour Fiat.

Elle a aussi réalisé beaucoup de scénographie, notamment au musée du Louvre.

 

 

22:29 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Maïmé Arnodin

Maïmé Arnodin (1916)

 

Je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup de choses sur Maïmé Arnodin, encore moins que pour D.Fayolle (tout au moins sur le net !), juste quelques articles. En fait, elle est très souvent rattachée à D.Fayolle et A.Putman, avec qui elle travailla beaucoup en association. 

 

Elle représente, avec D.Fayolle et A.Putman, un trio incomparable et unique dans l’histoire du design mondial.

 

texte extrait du site studyrama

« Bureaux de style : un travail éclectique
Les bureaux de style ne travaillent pas simplement sur les tendances de la mode de demain. C’est en fait une agence spécialiste du textile alliant conseils de style et publicité. La plupart des bureaux de style travaillent actuellement pour de larges secteurs. Analyse des tendances, conseil en marketing, positionnement, les bureaux de style déploient des activités de services offrant aux entreprises une réelle analyse des marchés. C’est dans les années 60, que se sont développés les bureaux de style. Le premier fut créé par Maimé Arnodin. Un an plus tard, Primerose Bordier se spécialise dans le style du linge de maison. Sa signature liée à celle de Descamps, la rendra célèbre dans le monde entier. Elle sera d’ailleurs, la première styliste décorée de la légion d’honneur... En 1966, Promostyl voit le jour avec à sa tête, Françoise Vincent-Ricard. Puis en 1968, parallèlement à la création du premier groupement de conseillères de mode, le bureau de style Mafia naît. Il réunit Maimé Arnodin et Denise Fayolle, qui travaillait alors chez Prisunic. Enfin en 1970, c’est Dominique Peclers, directrice du bureau de style du Printemps qui fonde son propre bureau. »

20:07 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/04/2006

Publicis drugstore, Paris

Publicis drugstore, Paris 8ème arrondissement, M.Saee architecte.

 

extrait du site internet:

Le projet archi
A l'origine, un architecte. C'est Michele Saee, « auteur » d'aménagements de restaurants et magasins ou de maisons individuelles. Son objectif pour publicisdrugstore ? Harmoniser la nouvelle structure avec l'ancienne. Passer d'une géométrie verticale à une orientation horizontale. Rendre tangible l'interaction entre les activités du Groupe Publicis et la vie de la cité par des effets de transparence. La lumière, les visiteurs, les idées : tout circule dans publicisdrugstore ! On le comprend dès l'entrée, dominée par une spirale de verre qui concentre et renvoie les énergies de l'intérieur et de l'extérieur. Michele Saee voulait une façade qui vole comme un ange, ses ailes de verre et d'acier signifiant une ouverture dynamique sur l'Arc de Triomphe, sur le monde : « The city within mirroring the city without ». Echanger des idées, partager un repas, se distraire, être à la page de l'actualité, de la littérature, du cinéma et du design... M. Saee a su valoriser le rôle social de publicisdrugstore.

Rendez-vous de l'esthétique et de la convivialité, publicisdrugstore unit des couleurs, des formes et des matériaux pensés pour le bien-être des visiteurs : le rouge, le marron, le bleu s'harmonisent avec le cuir ou le bois, les courbes ou les arabesques. Chaque espace est délimité par une ambiance visuelle et musicale spécifique

 

articles publiés (liste non exhaustive):

- architecture intérieure crée, numéro 313, p 72

17:19 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31/03/2006

C.Perriand, expo centre G.Pompidou

Charlotte Perriand exposée au centre George Pompidou, du 7 décembre 2005 au 10 avril 2006.

 

19:15 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/03/2006

Habitations à Bon Marché, Paris

 

photo de la rue Cronstadt telle qu'elle peut l'être actuellement.

 

illustration de la rue Cronstadt à l'origine.

 

rue Cronstadt, Paris 15ème arrondissement, A.Labussière architecte, 1913.

 

Au gré de promenades parisiennes, nous pouvons passé devant de tels immeubles de logements sans preter attention. Et pourtant, au début du 20ème siècle, ce type d'immeuble, nommé HBM pour Habitation à Bon Marché, étaient des lieux d'expérimentation pour les architectes, hygiénistes, ingénieurs, investisseurs et autre personnes de l'époque. Ces logements étaient tout simplement construits pour des ouvriers, afin non seulement de faire face à l'exode rural et donc au manque de logements, mais aussi aux maladies et manque d'hygiène. On pouvait ainsi y trouver principalement des employés, des ouvriers, pour qui les riches patrons investissaient, comme la famille Rothschild ou le Groupe de Maison Ouvrière devenu par la suite Fondation Mme Jules Lebaudy (à qui l'on doit le bâtiment présenté ici, et financé par Mme Jules Lebaudy, veuve d'un riche industriel). Ces constructions permettaient de surveiller les employés, de les éduquer par la présence de bibliothèque et autre, de les initier au lavage régulier de leur corps (par les bains douches) et de leur linge (par des laveries à disposition, et bien d'autres dispositifs). On va ainsi leur construire des logements plutot agréables pour l'époque (et même encore aujourd'hui). Ils vont bénéficier de l'eau, du gaz, de l'electricité, du confort "moderne", d'un apport de lumière naturelle très important pour "purifier" l'espace, d'une cuisine aménagée, et bien d'autres choses encore!!

Bref, il serait bien trop long de tout expliquer ici, et il existe de très bons livres à ce sujet. Je peux cependant ajouter que ces logements sont le fruits de longues et importantes recherches passionnantes, qui ont énormément apporté à l'architecture en règle générale.

22:50 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |