21/12/2007

Domaine de Sérillan, projet

Le logement est un sujet qui fait l'objet de nombreux essais, tentatives et expérimentations pour améliorer les conditions, les typologies, les modes d'habiter. Il est difficile de modifier des habitudes, surtout en ce qui concerne le quotidien. Habiter est à la porté de chacun. Tout le monde, quelle que soit la culture, habite un espace, un lieu et se l'approprie. Je dirai même que c'est la principale caractéristique essentielle d'un bon logement. L'appropriation.

Nous trouvons ainsi certains projets français qui explorent de nouveaux modes d'habiter et de construction, retracés dans l'exposition Voisin Voisine. Mais nous nous attarderons ici sur une région que je connais particulièrement.

voisin voisine


 

En effet, dernièrement, différents lotissements ont vu le jour dans la région Bordelaise. Les plus "médiatisés" seraient celui du Quartier de Sérillan aisni que la Grenouillère. Mais c'est le premier que l'on va retenir aujourd'hui, le reste viendra plus tard.  

Ce lotissement est constitué de 85 logements, répartis entre 6 équipes d'architectes. Les différents logements vont du T2 au T5, destinés aussi bien à la location qu'à l'accession à la propriété. Le mécène de cette opération est DOMOFRANCE, Entreprise Sociale pour l'Habitat implantée à Bordeaux depuis sa création en 1958. Celui-ci travaille essentiellement en Aquitaine et principalement dans la région Bordelaise. Cette maitrise d'ouvrage a largement oeuvré pour l'amélioration des différents logements construits aux cotés de nombreux architectes de la scène nationale.

Les 6 équipes concernés sont Leibar&Seigneurin, R.Hondelatte et M.Laporte, l'agence Saint Projet, B.Bühler, P.Hernandez, S.Dugravier et E.Poggi.

Dans les lotissements classiques, le pavillonnaire propose plusieurs types de maison. Un couple achète un terrain, et peut parfois choisir sa maison type qui lui convient. Au final, les maisons sont toutes semblables et les portails noirs, blancs ou bleus accentuent encore davantage cet aspect. Avec ces habitats expérimentaux d'un genre nouveau, les architectes composent ou recomposent un quartier. Le logement est travaillé d'après des réflexions menées par l'équipe architecturale, par des chercheur dans ce domaine,... 

Il est important de ne pas croire les idées reçues. Certes un logement représente notre quotidien. Certes construire un logement peut couter cher et avoir recourt à un pavillonnaire pourrait permettre de se loger de manière moins onéreuse... mais je dirai ici: tout dépend!

Autrefois, les logements étaient construits pas les anciens - qui avaient une connaissance parfaite du climat, du sol, des traditions... - mais aussi par des architectes... Malheureusement, dans le courant du XXe siècle, les architectes se sont laissé prendre le marché par les pavillonnaires, plus accessibles financièrement par la population. Seulement, l'architecture domestique n'est pas uniquement l'affaire de construire 4 murs, de poser un toit et de percer quelques fenêtres par endroit. L'architecture domestique a subit un certain nombre d'évolutions, d'améliorations, et heureusement! Grâce, entre autres, aux HBM (Habitations à Bon Marché) qui commencèrent à la fin du XIXe siècle et qui continuèrent jusqu'au milieu du XXe siècle, l'ensemble des hygiénistes, architectes, mécènes et autres ont permis l'amélioration des conditions de vie et d'hygiène (eau, chauffage, électricité...). Les ouvriers avaient enfin droit à un logement convenable. Ces logements devaient permettre de sensibiliser les travailleurs à des conditions différentes, à des modes de vie et d'habiter différents (cf. mon post sur les HBM). Vinrent aussi les logements d'après guerre, l'urgence de reloger des centaines et des centaines de foyer et d'en acceuillir autant. La standardisation, la préfabrication, ces constructions pouvaient faire peur et pourtant, à l'époque, les grands ensembles et villes nouvelles proposaient des logements bien plus correctes aux familles que dans Paris centre où les bâtiments insalubres subsistent et se multiplient... Après, tout est affaire de politique, mais là n'est pas le débat.  

Nous nous retrouvons donc avec des pavillonnaires, volant la vedette à une maitrise d'oeuvre qui se laissent bien faire tout de même... D'un coté, il est certain que réaliser un projet prend du temps, de l'argent...Mais je trouve intéressant cette démarche qui revient à nouveau vers les architectes, où une réelle réflexion s'installe à nouveau avec des chercheurs. De nombreuses études sont menées, et cela aide énormément à avancer dans notre métier. Certes, il n'est pas toujours évident pour les personnes venant habiter ces logements de pouvoir accepter les choses et de comprendre la démarche. Il est important de dire que par exemple, avec DOMOFRANCE, les familles sont sur liste d'attente, et dès qu'un logement se libère, et qu'il correspond à la demande, la famille se voit attribué celui-ci. Cependant, dans ces projets et contrairement aux pavillonnaires, on ne cherche pas à produire à tout pris. Le catalogue architecturale n'existe pas pour nous! Chaque projet est différent. On ne peut pas reproduire les projets indéfiniments.

Cette démarche expérimentale est pour moi importante et encourageante. Par cet intermédiaire, le logement va peut être à nouveau reprendre un certain essor, une courbe positive et par conséquent largement moins stagnante!

22:11 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

UN ANCIEN DANS LE VENT ! Bonjour, tout à fait d'accord, il fut une époque ou je faisais des différences d'architectures , sur base de ''famille'' il m'était possible selon les surfaces, les prospects, de ne jamais avoir exactement la même architecture sur un même lotissement, améliorée par un mariage de toitures de différents pans, un garage positionné en fond de piste, plus en entonoir que couloir .. j'étais un précurseur du non parraléle, du non asymétrique, du non alignement !.Sans prétention, j'ai un PC étant sorti 15 Ans avant de maison qu'il est possible de voir partout de nos jours, la dernière faite pour mes enfants , la premiere d'un lotissement , avait servi d'exemple ..et tout le lotissement à petit quelques choses de ressemblant sans être exactement identique, vu le nombre de concepteurs étant passé par là !. Des lotissements, des maisons individuelles, des immeubles et une seule chose restant , étant que certaines de mes maisons sont reconnaissables par l'architecture non vieillissante !..il ne reste que cela aprés plus de 20 Ans de cabinet d'Architecture perso ( pas Archi, ni agréé..le cul entre deux chaises) ayant toujours fait sa demande d'intégration et refus de l'ordre...lequel c'est invité à un ''référé'' intenté par un ''client'' que je ne connaissais ni d'Eve , ni d'Adam .. un piège m'ayant fait condamné pour travail au black... alors je sais que c'est genant qu'un ''concepteur'' fasse le même travail ... mais aprés 21 Ans exactement +5 ans Dessinateur, calculateur de B.A sur pyramides de la Gde Motte et un certificat d'enseignement de ... l'architecture , c'est un peu gros ... un peu de ma faute, en effet, trop de lotissements, trop connu par les jeunes en archi..venant visiter et demander conseils, trop d'attaques envers les mairies concernant mes ''aucuns refus'' mais dont certains PC d'immeubles sous'' menaces''..de mettre en justice .., en effet, des problèmes se posent encore concernant les prospects et ''l'ordre'' d'emploi des termes , il est encore à préciser que trois grands architectes associés ont eu trois refus de PC pour avoir copier la hauteur de mon immeuble , à ce sujet , deux prof. de droit m'ont donné raison, ont donné des cours ... et encore actuellement je sais que certains instructeurs font d'énormes gaffes et je puis le dire car j'ai été deux années fonctionnaires ... à l'urbanisme , mais le vrai ' l'équipement !. Actuellement j'ai du changer de métier ( je pratique la finance internationale) ..je fais obtenir du financement ''gratuit'' pour les projets des Etats ...sauf la France!..mais le crayon démange !, alors j'en suis à l'étude des matrices, des bancs et usine pour industrialiser mes ''maisons '' et ..immeubles , encore besoin de deux à trois ans.. entre d'autres brevets, essais, autorisations, matrices, outillages et usine ( j'ai aussi des petits CAP ) m'aidant ... alors j'avais promis en 1975 devant 40 Personnes ( Archis+Fonctionnaires) que mes maisons sortiraient à cadence industrie de l'automobile, que ce serait des constructions horizontales et verticales (Tours) sans un gramme d'acier et béton, ni bois etc .. et sans aucun besoin de facture chauffage, d'électricité, d'eau etc ... reste dans quel Pays l'implanter , ce sera celui qui me redonnera la possibilité de ''travailler'' , car je ne puis faire signer , tierce personne!. Bien entendu il faut aller vers d'autres matériaux, même plus chers , compensé par moins de béton fondation ou tours et gain de plus de 8% de surfaces hab. etc.. portant le summum au même prix ( le summum étant de la capacité de mise en oeuvre ( pose finie de 100m2 pour un appartement en tour)à une ventillation d'air chaud et froid dans les murs et planchers et autres .. Actuellement il manque 200000 Maisons dans chaque Pays, l'Afrique, l'Asie, l'Amérique du Sud etc ont des besoins de 500000 par An .. il n'est pas possible de continuer à construire en béton, terre et on va pas revenir à la fumette et chèvres ... je pense à votre message, oui , il sera encore possible de faire de l'architecture ne resemblant pas à une autre !.. par des modules adaptables au gré du bon vouloir du portemonnaie des citoyens , avec ''enfin'' la possibilité pour les jeunes de prévoir moins grand et de pouvoir rajouter des ..modules !.. la diversité , les couleurs faisant le resye ! Un oubli .. j'ai aussi été ''boss'' dans un département de '' metal bonding'' ou il aura fallu 37 Ans à Europtère pour sortir le ''tigre'' !.. voyez le rapprochement !. Bonne journée et peut être mon entreprise rejoindra les 150 Françaises en Suisse, à moins que je sois réintégré avant mes engagements .

Écrit par : charles | 05/08/2009

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