07/05/2006

Mario Merz

M.Merz, Che fare, 1969-1982, exposition au CAPC de Bordeaux.

 

Mario Merz (Milano, 1925- Torino, 2003)

 

Artiste italien. Il commença par être peintre et expose dès 1954. Progressivement, il combine des matériaux naturels (terre et branches) et artificiels (verre et néon). Ses premiers igloos apparaissent dès 1968.

M.Merz ne s’inscrit en rien dans un groupe et pourtant il a la même volonté que beaucoup d’autres artistes italiens, agir sur la vie par le biais de l’art.

On peut cependant le rattacher au mouvement de L’Arte Povera. Les artistes se refusent d’être enfermé dans une définition, dans une qualification mais préfèrent le terme « d’attitude ». Ils se veulent donc d’un art nomade, insaisissable, non appropriable et qui consiste à défier l’industrie culturelle et la société de consommation.

Ainsi M.Merz charge les matériaux de mythologie italienne et européenne, d’histoire culturelle. « Leur réflexion sur le présent à travers le passé est une critique poétique de la civilisation moderne, dans lesquels les traits répressifs et utopistes se combinent. »

La symbolique des matériaux qu’il utilise est ainsi : la terre = l’origine ; le bois = la croissance ; le verre = la transparence ; le tube néon = l’énergie moderne.

Lorsqu’il commence à développer l’Igloo, de forme organique, représentant l’abri, la sphère de la cellule originelle de l’habitat nomade, il utilise les matériaux tout aussi originels. Il emploie la terre glaise, de fines nervures de verre ou de bois, des plaques de plomb ou de cuir, des structures de treillages métalliques.

La série de Fibonacci y est très largement liée. Cette série mathématique devient une « omniprésente spirale de croissance de la vie, la « parabole de l’univers ». » et rappelle « l’harmonie recherchée par les artistes de la Renaissance italienne, en même temps qu’un rapport de proportion inscrit dans la nature ».

Pour ceux que ça intéresse, il y la fondation M.Merz à visiter à Turin, en Italie, sa ville de prédilection, et qui offre un sobre mais magnifique lieu d’exposition, dans un ancien garage Lancia reconverti pour l’occasion. Cette fondation est dirigée par la fille de l’artiste, Beatrice Merz et a ouvert le 30 avril 2005.

 

quelques liens internet intéressants parmis tant d'autres:

dans le Nord de l'Italie, à Turin, la Fondation M.Merz, de sophie Richard-Reisen

Article de l'Humanité, de Dominique Widemann

Rai International online

Sperone Westwater

12:27 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

jolie !!

Écrit par : ... | 30/01/2008

En effet, superbe fondation que je conseille vivement.
Pour ceux qui veulent s'initier à l'art de Mario Merz et à Arte Povera :

http://art-zoo.com/mario-merz/

Écrit par : Fulgence Ridal | 16/04/2015

Arte Povera est le nom donné à une pratique artistique majeure de l’art contemporain qui apparaît dans les années 60, en Italie ; et qui vit son avènement en 1967, lors de l’exposition collective à la Galerie la Bertesca de Gênes nommée “Arte Povera – Im Spazio“.

C’est le critique d’art, Germano Celant, qui inventa le terme que l’on vit pour la première fois lors de cette exposition. Plus tard, Celant posa les bases du mouvement en publiant le livre manifeste Arte Povera.

Rupture majeure de la conception et des finalités de la pratique artistique, Arte Povera a ouvert une dimension complètement nouvelle en subvertissant les conventions les plus ancrées de l’industrie culturelle, la place de l’objet artistique et de l’artiste dans le processus de création, en définissant un cadre dont l’essence se détermine par l’ attitude pauvre.

source : http://art-zoo.com/arte-povera/

Écrit par : Fulgence Ridal | 16/04/2015

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