30/04/2006

James Turrell

James Turrell (né en 1943) - Alta (White)

Visible jusqu’au 25 septembre 2006 à la Galerie de l’Atelier Brancusi, Centre Pompidou.

 

La lumière dans l’architecture, d’avantage naturelle qu’artificielle est mon thème de prédilection. Elle est essentielle dans la vie de chacun. C’est un élément particulièrement travaillé par énormément d’architecte, renommés ou non, et par de nombreux artistes, tel que James Turrell, qui est une référence en la matière.

Son travail se concentre sur la lumière, aussi bien artificielle que naturelle, et sa manipulation. Il intervient ainsi dans des espaces architecturaux, et donne, par la plupart de ses œuvres, l’illusion d’un tableau monochrome émergeant de l’obscurité, qui laisse ensuite le regard plonger dans l’espace, dans une immatérialité, une « couleur-lumière insaisissable ».

Il est actuellement exposé à l’Atelier Brancusi du Centre Pompidou, et même si on ne découvre que cette unique œuvre de J.Turrell dans une salle perdue au milieu du travail de Brancusi, cela reste une expérience particulièrement intéressante.

 

Il existe beaucoup de sites, d’articles qui lui sont consacré, voici donc ici quelques extraits et liens qui me paraissent intéressants :

 

" Je ne suis pas un artiste de la lumière. Je suis plutôt quelqu'un qui utilise la lumière comme matériau afin de travailler le médium de la perception "

 

« Trente ans de réalisations auront permis à l’Américain d’apprivoiser la lumière, d’en faire un médium comme les autres et de renouveler ainsi l’expérience de l’espace dans l’art. Mais plus que cela : ils nous auront informé sur le devenir acteur du spectateur, sur ses prédispositions à activer ou réactiver l’œuvre. Ils auront également indiqué, ce qui n’est pas le moindre, que l’exposition est bien le lieu où surgit et se crée l’œuvre. »  Par Emmanuel Posnic

Paris-Art.com, J.Turrell, Juke Blue et Cherry 

 

« Turrell, dans sa déconstruction de la lumière, rend visible ce qu'on oublie : la couleur même de la lumière. Il rend visible le vide, il fait voir ce qui sert à rendre visible. »

extrait du site le sentiment religieux

 

Art et Caetera (blog), impression d'une étudiante en art à Propos de cette oeuvre.

L'expérience James Turrell... par Marika Prevosto.

James Turrell, architecte de la lumière, aroots archiculture

James Turrell selon S.Barron

J.Turrell, à la lueur d'un autre horizon, par D.Sausset.

J.Turrell, wikipédia

www.galeriealminerech.com

Albion, Gallery

Roden Crater, James Turrell, le site

 

19:01 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

29/04/2006

Castello di Rivoli, Torino.

 

Ce soir nous voyageons un peu.

Voici le Castello di Rivoli, à Rivoli, tout près de Torino, Italia.

Ce "castello" est un chateau fondé au XII ème siècle. Aujourd'hui il abrite un musée d'art contemporain, particulièrement passionnant. On peut ainsi visiter des salles relativement encore conservée, avec les fresques, les portes en bois peintes, le parquet en bois qui grince sous nos pas ... dans lesquelles on peut deviner l'ancienne fonction de la pièce, accentué par une petite touche régulière d'architecture contemporaine. Dans le même temps, on peut voir des oeuvres d'art contemporaines. C'est fabuleux!

Voici le site internet à visiter: http://www.castellodirivoli.it/ 

 

22:32 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2006

La Cow Parade, Paris

 

La Cow Parade.

Après avoir eu lieu dans différentes villes du monde, la Cow Parade s'arrête à Paris. Il s'agit d'exposer des vaches taille réelle, en fibre de verre, peintes, habillées, déguisées par des artistes connus ou non, et sponsorisés par des entreprises.

Cette manifestation artistique a lieu du 27 avril au 26 juin 2006, dans les lieux les plus mythiques de la capitale française. On peut ainsi se promener et trouver des vaches devant l'église de Saint-Germain-des-près par exemple. Il y a ainsi plus de 150 vaches disséminées.

Le but de ce projet est de vendre les plus belles vaches aux enchères, pour des oeuvres caritatives. A noter que l'on peut voter pour élire les plus belles vaches!!

Mais pour en savoir plus sur ce pâturage artistique, il suffit d'aller sur le site www.vach-art.fr

 

Un autre lien intéressant, celui de la sncf qui présente prunelle, sa vache et quelques autres.

19:29 Écrit par dou dans art | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/04/2006

E.Albert, premier gratte ciel parisien.

 

Le premier Gratte-Ciel parisien, Paris, 13ème arrondissement.

Edouard Albert (1910-1968), R.Boileau, J.Labourdette, ingénieur Sarf, 1958-1960.

 

Si je vous présente cet immeuble c’est qu’il est en quelque sorte une curiosité : il est le premier « gratte-ciel » de Paris. Il contient 23 étages de logements sur 67m de hauteur. L’esthétique y est beaucoup moins importante que la structure, très travaillée.

Le 08-03-2006, je postais un petit article sur J.Prouvé, à propos des maisons de Meudon. Celui-ci fut un des pionniers de l’architecture préfabriquée, métallique et apporta énormément à la construction et à son système constructif. E.Albert fut un de ceux qui travaillèrent dans le même sens, peut être moins connu.

La structure de ce bâtiment est en tubes métalliques sur lesquels reposent des planchers béton.

 

Damien Sausset

 

« Moins connu que Jean Prouvé, Edouard Albert est pourtant l'un des plus importants architectes français de ce siècle. Dans la société industrielle de l'après-guerre, tant préoccupée par la reconstruction, il fut l'un des premiers à participer pleinement à l'expérimentation constructive tout en dénonçant l'architecture de la bureaucratie alors fort à la mode. En raison d'une disparition prématurée, Albert fut longtemps sous-estimé, son œuvre peu étudiée bien que le monde de l'architecture française lui soit redevable de nombreuses innovations importantes. L'ouvrage que viennent de lui consacrer les éditions Beaubourg comble ce déficit. Les textes intelligents commentent avec subtilité quelques-unes de ces réalisations : L'épargne de France (Paris 17e), sa fameuse tour d'habitation dans le 13e, l'ensemble de la faculté des sciences de Jussieu. »

 

L’aventure du premier gratte-ciel parisien
Rémi Rouyer

« La tour d’habitation de la rue Croulebarbe à Paris témoigne de l’engagement original de son concepteur Édouard Albert dans les débats de la fin des années 1950. L’architecte tente d’intégrer l’immeuble de grande hauteur au paysage parisien et de mettre l’intelligence constructive au service d’un plan flexible qui bouscule la culture du logement collectif. Le bâtiment fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de réhabilitation qui soulève la question de la compatibilité entre son statut de patrimoine et sa vocation affichée à évoluer dans le temps. »

 

EDOUARD ALBERT-CENTRE POMPIDOU

 

« Diplômé en 1937 de l'Ecole des beaux-arts de Paris, Edouard Albert fit du tube d'acier un matériau nouveau, constitutif de sa conception esthétique et technique de l'architecture. Il fut l'un des pionniers de cette aventure moderne, aux côtés de l'ingénieur Prouvé, un familier de l'atelier qu'il dirigea entre 1963 et 1968. Il introduisit dès l'après-guerre de nouveaux matériaux (plastiques de synthèse), puis s'orienta rapidement vers la construction métallique, travaillant non plus la masse mais le vide, et par-là même la pesanteur. Cet architecte n'a eu de cesse d'explorer et d'expérimenter le lien naturel entre technique, économie et esthétique, comme le montre cet ouvrage où sont analysés ses principaux projets et réalisations. »

21:37 Écrit par dou dans paris | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/04/2006

Ieoh Ming Peï au Louvre

Le Palais du Louvre

 

Abandonnant le Palais de la cité dans la seconde moitié du XIVème siècle, Charles V transforma cette place forte (forteresse édifiée par Philippe Auguste dès 1190), en une confortable résidence. François Ier en fit raser une partie, puis commanda un palais dans lequel il s’installa. C’est lui qui donnera naissance à la collection des maîtres de la peinture italienne de la Renaissance. Puis la cour fut transférée à Versailles par Louis XIV en 1682, laissant ainsi le Palais à l’abandon pendant presque un siècle. 

« Tout commence par une exposition des plus beaux tableaux de la collection royale, qui se tient au palais du Luxembourg de 1750 à 1785 et qui connaît un énorme succès. Le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments, et son successeur le comte d'Angiviller élaborent alors le projet de faire du Louvre un musée permanent. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791, et le 10 août 1793 a lieu l'inauguration du nouveau musée. » Sous la Révolution, le musée ouvre donc les portes de la Grande Galerie aux visiteurs.

« C'est l'un des plus anciens musées et le troisième plus grand au monde. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à l'empire napoléonien. »

 

L’architecture du bâtiment est un témoignage des nombreux styles et architectes qui se sont succédés et qui ont marqué la capitale : Renaissance, Classicisme, Premier et Second Empire, architecture Contemporaine.

De longues années de travaux vont ainsi se succéder, interrompues régulièrement. Mais en 1981, ils vont reprendre, afin de compléter et agrandir le musée, et de le doter d’un nouvel espace d’accueil. Sous le premier mandat de F.Mitterrrand, il est décidé que l’aile Richelieu, qui abritait le ministère des finances soit redonnée au musée. Il va alors s’en suivre un remaniement des bâtiments. Les travaux vont aller de 1981 à 1999, sous la direction de l’architecte Sino-Americain Ieoh Ming Peï. Il va ainsi édifier la fameuse pyramide de verre dans la cour Napoléon. Celle-ci va donner une nouvelle entrée au musée et un éclairement naturel au hall souterrain distribuant les entrées du musées.

« La pyramide a les mêmes proportions que la pyramide de Gizeh. Le vitrage est constitué de 675 losanges de 2,9 m x 1,9 m. La fabrication de ces verres a nécessité la construction d'un four spécial fonctionnant à l'électricité pour diminuer les oxydes de fer. »

 

Même si cette pyramide a fait beaucoup de polémique, il n’en reste pas moins qu’elle est assez intéressante. Elle permet ainsi de créer un espace d’accueil relativement lumineux, sans toucher ni dénaturer les bâtiments originaux. En effet, comment créer un espace supplémentaire dans les années 1980, sans dénaturer le site, ni intervenir par une forme immonde telle une verrue sur un édifice emblématique et national ? Ieoh Ming Peï se plia donc aux impératifs de l’agencement axial de cet ensemble classique et choisit la pyramide, en référence à l’Egypte ancienne, symbole de sagesse. 

 

Quelques liens internet:

Peï Cobb Freed and Partners Architects

Ieoh Ming Peï architect biography

Structurae, Ieoh Ming Peï

 

21:50 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/04/2006

H.Guimard, les bouches de métro Parisiennes

Le métro à Paris voici un exemple : un entourage dessiné par H.Guimard (Métro Palais Royal – Musée du Louvre).

 

Aujourd’hui, le métro est monnaie commune. Qui, à Paris, ne va pas travailler en métro ? Qui, en tant que touriste, n’est pas monté une seule fois dedans ?

Et pourtant, au début du XXème siècle, cela n’était pas aussi évident que ça ne l’est aujourd’hui. Celui-ci fut inauguré en 1900, avec la ligne Porte-de-Vincennes-Porte-Maillot.

Il fallut alors créer des ouvertures pour accéder à ce sous sol, et par conséquent marquer leur entrée.

Cette tâche fut confiée à H.Guimard, imposé par A.Bénard, président de la Société du métropolitain et adepte du mouvement Art nouveau. Cette décision allait à l’encontre de l’opinion publique, qui n’appréciait guère les premières esquisses de l’artiste.

Il créa ainsi des bouches d’entrée du plus pur style Art nouveau, selon trois sortes : les édicules (protégeant totalement des intempéries), les entourages (montré en photo) et les pavillons. Si aujourd’hui nous sommes presque tous en train de les prendre en photo lorsque nous en trouvons une, à l’époque, ces entrées étaient très mal perçues. La peinture verte fut refusée, les motifs et panneaux des bouches d’entrées couvertes jugées « illisibles et inconvenantes ».

Ces entrées faisaient peur.

Tout était réalisé en fer forgé, matériau de l’avenir, modelable.

Actuellement, que ne serait Paris sans ces bouches de métro ? Elles ont immortalisé Guimard, créant le Style Métro et marquant une grande page de l’histoire.

On peut même voir ces bouches de métro exportées dans les pays à travers le monde, sous la tutelle de la RATP.

 

quelques liens internet, mais il y en a bien d'autres:

les stations de métro de Guimard, site amateur , aller voir le bâti.

Les stations de Métro à Paris

Métro Abesses

Métro Porte Dauphine

Métro Mouton Duvernet

23:32 Écrit par dou dans paris | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/04/2006

Daniel Buren et Pol Bury, Palais Royal

Le Palais Royal, Paris Ier arrondissement.

 

Longtemps fermé au public, le Palais Royal a aujourd’hui retrouvé son ancienne vocation, lieu de promenade et de distraction. Il fut en tout premier lieu le Palais Cardinal, du au Cardinal de Richelieu qui le fit édifier par l’architecte J.Lemercier en 1642.

Dans les années 1980, François Mitterrand y apporta des ornements inédits, les colonnes de Buren et les sphères de Pol Bury.

 

Les colonnes de Daniel Buren apparurent en 1986 dans la cour d’honneur, sur 3000m².

Cette œuvre de Buren est une œuvre in situ. Elle est présente sur deux plateaux car les colonnes sont présentes au niveau du souterrain, et surgissent dans la cour. Ainsi, elle symbolise une résurgence du temps passé, mettant en exergue le sous-sol parisien, riche en histoire. De plus, elles répondent aux colonnades classiques et traditionnelles de la cour, venant s’inscrire parfaitement dans leur continuité, de manière plus moderne.

 

 

 Les fontaines à Sphères mobiles, en acier inoxydable, de Pol Bury (1922-2005), artiste Belge, furent installées en 1985. Ces fontaines sont utilisées afin de « déséquilibrer l’équilibre instable de volume d’acier » et représentent l’essentiel de son travail.

17:47 Écrit par dou dans paris | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |