26/04/2006

Ieoh Ming Peï au Louvre

Le Palais du Louvre

 

Abandonnant le Palais de la cité dans la seconde moitié du XIVème siècle, Charles V transforma cette place forte (forteresse édifiée par Philippe Auguste dès 1190), en une confortable résidence. François Ier en fit raser une partie, puis commanda un palais dans lequel il s’installa. C’est lui qui donnera naissance à la collection des maîtres de la peinture italienne de la Renaissance. Puis la cour fut transférée à Versailles par Louis XIV en 1682, laissant ainsi le Palais à l’abandon pendant presque un siècle. 

« Tout commence par une exposition des plus beaux tableaux de la collection royale, qui se tient au palais du Luxembourg de 1750 à 1785 et qui connaît un énorme succès. Le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments, et son successeur le comte d'Angiviller élaborent alors le projet de faire du Louvre un musée permanent. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791, et le 10 août 1793 a lieu l'inauguration du nouveau musée. » Sous la Révolution, le musée ouvre donc les portes de la Grande Galerie aux visiteurs.

« C'est l'un des plus anciens musées et le troisième plus grand au monde. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à l'empire napoléonien. »

 

L’architecture du bâtiment est un témoignage des nombreux styles et architectes qui se sont succédés et qui ont marqué la capitale : Renaissance, Classicisme, Premier et Second Empire, architecture Contemporaine.

De longues années de travaux vont ainsi se succéder, interrompues régulièrement. Mais en 1981, ils vont reprendre, afin de compléter et agrandir le musée, et de le doter d’un nouvel espace d’accueil. Sous le premier mandat de F.Mitterrrand, il est décidé que l’aile Richelieu, qui abritait le ministère des finances soit redonnée au musée. Il va alors s’en suivre un remaniement des bâtiments. Les travaux vont aller de 1981 à 1999, sous la direction de l’architecte Sino-Americain Ieoh Ming Peï. Il va ainsi édifier la fameuse pyramide de verre dans la cour Napoléon. Celle-ci va donner une nouvelle entrée au musée et un éclairement naturel au hall souterrain distribuant les entrées du musées.

« La pyramide a les mêmes proportions que la pyramide de Gizeh. Le vitrage est constitué de 675 losanges de 2,9 m x 1,9 m. La fabrication de ces verres a nécessité la construction d'un four spécial fonctionnant à l'électricité pour diminuer les oxydes de fer. »

 

Même si cette pyramide a fait beaucoup de polémique, il n’en reste pas moins qu’elle est assez intéressante. Elle permet ainsi de créer un espace d’accueil relativement lumineux, sans toucher ni dénaturer les bâtiments originaux. En effet, comment créer un espace supplémentaire dans les années 1980, sans dénaturer le site, ni intervenir par une forme immonde telle une verrue sur un édifice emblématique et national ? Ieoh Ming Peï se plia donc aux impératifs de l’agencement axial de cet ensemble classique et choisit la pyramide, en référence à l’Egypte ancienne, symbole de sagesse. 

 

Quelques liens internet:

Peï Cobb Freed and Partners Architects

Ieoh Ming Peï architect biography

Structurae, Ieoh Ming Peï

 

21:50 Écrit par dou dans architecture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

A la Une

Bravo !

Votre blog est à la Une des Skynet Blogs aujourd’hui.
Toute l’équipe des Skynet Blogs vous félicite :-)

Écrit par : Skynet | 27/04/2006

Cette pyramide est très belle car cela mélange l'architecture du 18ème siècle et celle plus moderne que pratique Ieoh Ming Pei

Écrit par : Maximinus | 30/05/2010

cette pyramide super je la kiff

Écrit par : meridja | 14/09/2010

Les commentaires sont fermés.